« Qu’est-ce qui peut m’aider à faire face à la maladie ? » : se poser des questions et chercher des réponses est tout à fait légitime. Les personnes les plus à même de vous répondre sont les soignants qui vous accompagnent, mais aussi certaines associations.

Nombreuses sont les personnes qui, dans une telle situation, réfléchissent beaucoup. Certains patients peuvent ressentir de la culpabilité. Ces sentiments peuvent empêcher de s’occuper des choses vraiment importantes. Il est donc en premier lieu préférable d’accepter la maladie et de s’y intéresser en détail.

Il est généralement difficile de connaître le pourquoi. Les facteurs qui déclenchent un cancer sont nombreux et diffèrent selon les types de cancer. L’environnement (pollution, infections…), l’hygiène de vie (alimentation déséquilibrée, tabagisme, consommation d’alcool…).1

Se dire « J’ai un cancer du foie » et l’accepter est une étape difficile. Pour vous et vos proches, l’annonce duet le pronostic représentent souvent un gros choc émotionnel. Essayer de garder le moral est un paramètre important pour l’efficacité des traitements.2

Une fois le diagnostic posé, il s’agit de trouver des solutions pour organiser au mieux votre quotidien afin de bien maîtriser la situation. Vos traitements peuvent entrainer des effets secondaires mais qui ne surviennent pas systématiquement. Nous vous proposons ici une liste de conseils pour vous aider à les gérer.

Voici quelques conseils pour vous aider dans votre alimentation et votre gestion de la fatigue. Si vous éprouvez des difficultés à les mettre en place, n’hésitez pas à en discuter avec votre médecin et éventuellement votre diététicien ou nutritionniste lors de vos prochaines consultations.

Ayez une alimentation équilibrée : pour bien fonctionner, votre corps a besoin d’une alimentation équilibrée. Manger équilibré, c’est manger de tout en quantité suffisante et raisonnable.

Pour cela, il est recommandé de :

  • faire au moins 3 repas par jour ;

  • ne pas manger toujours la même chose, varier l’alimentation pour éviter les carences ;

  • consommer des fruits et des légumes quotidiennement ;

  • se maintenir à un poids « de santé » stable ;

  • éviter l’alcool ;

  • bien mâcher ;

  • faire durer le repas au minimum 20 minutes ;

  • limiter les aliments trop gras et privilégier les graisses d’origines végétales ;

  • boire suffisamment d’eau au cours de la journée ;

  • ne pas manger ni trop salé, ni trop sucré.

Votre poids est très important : pour le surveiller, vous pouvez prendre comme repère votre poids avant la maladie ou 6 mois plus tôt. Pour suivre son évolution, pesez-vous 2 fois par semaine à la même heure.

Si vous perdez du poids et pour éviter de maigrir, votre corps a besoin d’énergie (apportée sous forme de calories).

Voici quelques conseils pour réussir à consommer les calories supplémentaires :

  • fractionnez vos repas : manger 6 à 8 fois par jour, en petites quantités ;

  • mangez ce que vous aimez ;

  • relevez les plats avec des herbes aromates, coulis sans sel ;

  • essayez d’organiser des repas à plusieurs ;

  • enrichissez l’alimentation en matières grasses (beurre, crème, béchamel, chantilly…), aliments riches en sucre (sucre, miel, chocolat, entremets…), aliments riches en graisse (chips, saucisson, lardons, fromages…), compléments nutritionnels (à distance des repas).

Si vous prenez du poids, certains traitements peuvent entraîner une prise de poids.

Pour réguler celui-ci, voici quelques conseils :

  • ne vous resservez pas 2 fois ;

  • faites 3 repas par jour et ne grignotez pas entre les repas ;

  • pratiquez une activité physique modérée d’au moins 30 min par jour ;

  • buvez au moins 2 L d’eau par jour ;

  • assaisonnez vos plats avec des herbes aromatiques, coulis sans sel.

Si vous suivez un traitement prolongé par des dérivés de la cortisone, des repas pauvres en sel et/ou glucides vous seront recommandés :

  • réduisez l’apport en aliments salés : charcuterie, cacahuètes salées… ;

  • diminuez l’apport en sucres, boissons sucrées…

  

En cas de nausées : en effet, elles sont souvent redoutées mais les nausées ne sont pas systématiques. Ces quelques conseils alimentaires adaptés peuvent vous aider à les diminuer :

  • éloignez l’alimentation des séances de traitement, l’alimentation nocturne est souvent mieux tolérée,

  • évitez les aliments lourds difficiles à digérer (aliments frits, épicés, les boissons au lait…),

  • préférez les aliments lisses et épais (potages, purées…) pour limiter le brassage dans l’estomac,

  • faites de petits repas et mangez lentement pour faciliter la digestion,

  • privilégiez les aliments froids ou tièdes (moins odorants),

  • favorisez les aliments cuits sans graisses,

  • ne consommez pas d’aliments acides (agrumes, vinaigrette…),

  • buvez souvent et en petites quantités. Les boissons gazeuses à base de cola aident parfois à diminuer les nausées,

  • supprimez le tabac.

En cas de diarrhées qui peuvent être provoquées par certains traitements et en plus des médicaments anti-diarrhéiques, une alimentation adaptée peut vous aider :

  • buvez fréquemment de petites quantités pour compenser les pertes d’eau,

  • choisissez des aliments « constipants » : bouillon et purée de carottes, riz avec l’eau de cuisson, banane écrasée, pomme crue, tapioca, compote ou gelée de coing…,

  • diminuez temporairement les aliments riches en fibres :

    • légumes : légumes verts cuits (épinards, haricots verts, tomates…) et fruits crus,

    • légumes secs et légumes flatulents : petits pois, choux, champignons, oignons…,

  • remplacez le lait par du lait sans lactose, évitez les fromages frais (1/2 sel, yaourt, fromage blanc, petits-suisses…) et les laitages (crème, flan, œuf à la neige, glace…),

  • limitez les boissons glacées, le café ou les boissons gazeuses et les jus de fruits crus,

  • limitez les fritures, charcuteries, sauces, graisses, mayonnaise et crème fraîche,

  • remplacez le pain par des biscottes.

En cas de constipation :

  • buvez au moins 2 L d’eau par jour,

  • préférez les aliments riches en fibres : légumes verts, fruits cuits, fruits secs,

  • consommez avec modération les céréales et le pain complet,

  • prenez un jus de fruits à jeun (pruneaux, pomme ou raisin),

  • augmentez la prise de boisson et la répartir tout au long de la journée,

  • les aliments mouillés aident à la progression des selles dans l’intestin (courgettes, épinards hachés, salade cuite, compote de pomme ou de pruneaux),

  • limitez la sédentarité en ayant une activité physique régulière,

  • limitez les aliments risquant d’obstruer l’intestin : les légumes et fruits crus,

  • privilégiez le poisson, les œufs et la viande moulinée.

Certains traitements peuvent provoquer des effets indésirables cutanés comme des rougeurs et des démangeaisons. Sauf avis contraire de votre médecin, vous pourrez poursuivre votre traitement.

Voici quelques conseils pour vous aider à les gérer :

  • évitez tout contact avec des irritants cutanés, qui peuvent provoquer une inflammation de la peau : huiles minérales (diesel et autres hydrocarbures), produits chimiques (insecticides, formaldéhyde…), solvants et dégraissants (paraffine, térébenthine…)… ;

  • limitez l’exposition au soleil.

En fonction de l’étendue des rougeurs et de la présence ou non de symptômes, votre médecin peut également vous prescrire le(s) traitement(s) suivant(s) :

  • pommade ou crème hydratante ;

  • antihistaminique ;

  • crème à base de corticoïdes.

En cas de fatigue, ne demandez pas à votre corps de faire ce qu’il n’est plus ou pas capable de faire. La fatigue ne touche pas toutes les personnes atteintes de cancer. Cependant, les études montrent qu’elle reste un effet courant.

Ces quelques conseils peuvent vous aider à mieux vivre la fatigue :

  • fixez des priorités journalières et hebdomadaires ;

  • gardez de l’énergie pour ce qui vous tient à cœur ;

  • tenez compte de votre rythme personnel ainsi que des moments de la journée où la fatigue est la plus présente ;

  • prévoyez des moments de repos et anticipez les moments de fatigue ;

  • n’hésitez pas à déléguer certaines tâches (cuisine, ménage, courses…) ;

  • organisez la garde de vos enfants ;

  • faites des listes de ce que vous devez faire ;

  • l’activité physique permet de remédier à la fatigue ;

  • quand vous pouvez, pratiquez une activité physique modérée de façon régulière : 30 min de marche, de vélo… ;

  • ayez une alimentation équilibrée.

Il est important de maintenir une activité physique régulière :

  • au moins 30 min, 5 jours par semaine ;

  • des exercices modérés : marche, vélo, exercices de gymnastique.

Pour aller plus loin, visionnez le témoignage disponible sur l'activité physique adaptée.

De nombreux patients atteints d’un cancer du foie souffrent en même temps de plusieurs maladies (cirrhose du foie ou hépatite B par exemple). Votre médecin oupeut vous apporter une aide précieuse en fonction de vos signes cliniques, de votre pronostic et de vos symptômes.

L’équipe médicale ainsi que les associations sont là pour vous accompagner ainsi que vos proches pendant et après la maladie. Le personnel soignant peut entendre les inquiétudes et répondre aux questions que vous avez sur votre. En parler peut s’avérer apaisant, il ne faut donc pas hésiter à poser vos questions à votre équipe soignante.2

Les proches et les amis veulent épauler les personnes concernées, mais, souvent, ils ne savent pas comment s’y prendre. La crainte de blesser l’autre pousse souvent à éviter le sujet. Le mieux est d’essayer d’être présent pour le patient dans sa vie quotidienne et de lui permettre de s’exprimer pour libérer la parole au maximum. Être à l’écoute et au rythme du patient peut l’aider dans sa maladie.

Le contact avec d’autres personnes atteintes d’un cancer du foie peut être bénéfique pour vous mais aussi pour vos proches. Ces groupes de parole, ces associations sont un lieu d’échanges, de partage d’expériences et peuvent vous permettre de rencontrer d’autres personnes qui ont vécu ou vivent la même chose. Cela peut vous apporter ainsi qu’à vos proches un soutien sur le plan humain ou social.

De nombreuses autres associations existent au niveau local, n'hésitez pas à demander des informations à votre équipe soignante.

Ligue nationale contre le cancer :(prix d’un appel local) ouL’association apporte aux patients et à leur entourage un soutien moral, psychologique, matériel ou financier.

Trans épate :ouL’association regroupe des personnes ayant vécu une greffe de foie ou ayant une maladie grave du foie. L’association peut vous informer sur les pathologies du foie et sur l’importance du don d’organe.

Hépatites info service :(appel gratuit de 8 h à 23 h, 7 jours/7).informe sur les hépatites.

SOS hépatites :(appel gratuit, lundi au vendredi : 10 h-13 h, 14 h-18 h)La fédération regroupe des associations dans les domaines de la prévention, de l’information, de la solidarité et de la défense de toute personne concernée par les hépatites virales.

Écoute alcool :(prix d’un appel local, 8 h-2 h, 7 jours/7). Ligne téléphonique apportant du soutien et orientant vers différents groupes, associations et professionnels pour tout accompagnement.

Alcool info service :La rubrique « où trouver de l’aide ? » vous oriente vers les structures et personnes pouvant vous accompagner.

Drogues info service :Contient des informations complémentaires sur les addictions.

N’hésitez pas à consulter la version digitale de votrepour en apprendre davantage sur le cancer du foie, sa prise en charge, des informations pratiques et des coordonnées utiles. Vous pouvez aussi le demander en version papier à votre hépatologue ou oncologue.

Retrouvez votre nouveau format de document, les « Mémo Patient », pour vous informer sur différentes thématiques :

Vous avez également à votre disposition un Livret Parcours et Professionnels du Parcours Maladies du foie et leurs complications pour vous informer sur votre maladie et sur les Professionnels que vous serez amenés à rencontrer lors de votre parcours. Vous pouvez aussi le demander en version papier à votre équipe médicale.

Ne restez pas seul face à l'épreuve du cancer. Il existe plusieurs moyens de vous accompagner vers l’acceptation de la maladie. Par exemple, échanger avec un psychologue ou un psycho-oncologue peut aider. Il est généralement possible de les rencontrer au sein des services d’oncologie et dans le cas contraire, il ne faut pas hésiter à demander conseil à l’équipe médicale.

Des aides sociales et financières8

Il existe des solutions pour vous accompagner dans votre quotidien comme les aides à domicile qui peuvent vous aider sur différents aspects :

  • gestes du quotidien (toilette, repas) ;

  • activités domestiques (entretien du logement et du linge, courses…) ;

  • démarches administratives ;

  • organisation de la vie familiale (aller chercher les enfants à l’école).

Le coût de ces aides à domicile peut être pris en charge selon votre âge, votre situation et vos ressources financières. Pour vous aider dans ces démarches, vous pouvez prendre contact avec votre caisse d’Assurance Maladie ou faire appel à l’assistante sociale de l’établissement dans lequel vous êtes suivi.

Pour aller plus loin, visionnez le témoignage disponible sur la reprise du travail qui sera également décidée en fonction de vos souhaits, de vos possibilités et en concertation avec votre équipe médicale.

Sources

  1. Fondation ARC. Les facteurs de risque et la prévention. Accessible sur :

  2. Les cancers du foie. Fondation ARC. 2011.

  3. La ligue Nationale contre le cancer. Alimentation et cancer : comment s’alimenter pendant les traitements ? 2017.

  4. INCa. Comprendre la chimiothérapie. 2011.

  5. Les traitements du cancer du foie, collection Guides patients Cancer info, INCa, octobre 2011.

  6. SAMANCTA. Irritants cutanés / Santé et sécurité. Accessible sur :

  7. La ligne contre le cancer. Guide Fatigue. 2005.

  8. Les traitements du cancer du foie, collection Guides patients Cancer info, INCa, octobre 2011.

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