Qu'est-ce que le diabète ? 

Le diabète est une maladie métabolique qui se caractérise par une hausse anormale du taux de sucre dans le sang : une hyperglycémie. Sous ce nom générique se cachent différents types de diabète avec des symptômes variables et des traitements spécifiques. Et souvent, le diabète est silencieux, le dépistage s’avère donc essentiel. 

Le diabète de type 1
 

Découvrez en vidéo comment reconnaître le diabète de type 1.

Le diabète de type 1 résulte d’un mauvais fonctionnement du système immunitaire. Celui-ci attaque et détruit les cellules du pancréas qui produisent l’insuline, l’hormone de régulation du glucose dans le sang. Le pancréas n’est alors plus en mesure de sécréter cette hormone, indispensable pour que le sucre puisse entrer dans les cellules, où il est utilisé comme source d’énergie, et le patient voit son taux de sucre sanguin s’élever anormalement. La personne doit recevoir des injections quotidiennes d’insuline pour pallier ce manque et ainsi stabiliser sa glycémie.

Diabete type 1

Le diabète de type 1 se déclare généralement dès l’enfance ou l’adolescence de façon rapide et spectaculaire. Les principaux symptômes sont une soif intense, une miction fréquente, un fort appétit, une perte de poids, un manque d’énergie, des douleurs abdominales, des vomissements. En cas de symptômes, une prise en charge rapide, généralement à l’hôpital, est nécessaire pour éviter des complications liées à la carence d’insuline.

En France, on dénombre 3,9 millions de personnes diabétiques1. Seulement 6 % d’entre elles ont un diabète de type 12.

Le diabète de type 2
 

Découvrez en vidéo les caractéristiques et les conséquences du diabète de type 2.

Le type 2 est la forme la plus courante du diabète. Il représente 92 % des cas de diabète en France 2. La pathologie provient, dans un premier temps, d’une résistance progressive de l’organisme à l’insuline, à laquelle vient s’ajouter ensuite une baisse de la production d’insuline par le pancréas. Ces deux éléments provoquent une hyperglycémie. 

 

Diabete type 2

Difficile à repérer car sans symptôme visible, le diabète de type 2 peut évoluer pendant de nombreuses années de manière silencieuse. Cette forme de la maladie affecte essentiellement des personnes de plus de 40 ans. Elle n’est parfois découverte que lors de complications graves, comme un infarctus ou une insuffisance rénale. 

Les personnes avec des facteurs de risque doivent se montrer particulièrement vigilantes : antécédent familial ou de diabète gestationnel, surpoids, hypertension artérielle, cholestérol, sédentarité, tabagisme, etc. Il est recommandé de se faire dépister régulièrement.

Le meilleur traitement reste la prévention, avec une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Lorsque ces mesures diététiques et d’hygiène de vie ne suffisent plus, il faut mettre en place un traitement médicamenteux par voie orale, voire par injection d’insuline.

 

Le diabète gestationnel
 

Découvrez en vidéo comment se développe le diabète gestationnel.

Un diabète spécifique touche les femmes enceintes, car la grossesse modifie les mécanismes de régulation du glucose dans le sang. Chez certaines d’entre elles, le pancréas ne parvient pas à s’adapter. Environ 7 femmes sur 100 développent un diabète gestationnel pendant leur grossesse3.

 

Diabete type 2

Sans symptôme visible, le diabète gestationnel doit être dépisté pour éviter d’éventuelles complications : hypertension de la mère, poids du bébé supérieur à 4 kg pouvant rendre nécessaire une césarienne, risque d’hypoglycémie néonatale pour l’enfant, etc. La maladie disparaît généralement à la naissance de l’enfant, mais elle augmente le risque, pour la mère, de développer plus tard un diabète de type 2. 

Le dépistage peut s’effectuer tout au long de la grossesse, voire dès le début pour les femmes présentant des facteurs de risque : âge (plus de 35 ans), indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 25, prise de poids importante lors de la grossesse, antécédent familial. 

Comme pour le diabète de type 2, le diabète gestationnel est d’abord pris en charge avec une alimentation équilibrée et de l’activité physique adaptée et régulière. Si ces mesures hygiéno-diététiques sont insuffisantes, une insulinothérapie par injection peut être mise en place. 

Le prédiabète
 

Découvrez les caractéristiques du prédiabète en moins de deux minutes.

Le prédiabète se définit par une glycémie trop élevée, mais en-dessous du seuil de diagnostic du diabète. C’est dans cette situation de prédiabète que l’organisme commence à devenir résistant à l’insuline. Or, on estime qu’en 2013, près de 5 millions de personnes étaient concernées en France4 sans le savoir.

Pour prévenir ou retarder l’apparition d’un diabète de type 2, il faut être en mesure d’agir en connaissant les facteurs de risque : surpoids (IMC supérieur à 25), âge (plus de 40 ans), hypertension artérielle, cholestérol, sédentarité, antécédent familial, diabète gestationnel, tabagisme.

La mise en place de mesures hygiéno-diététiques adaptées (alimentation, activité physique) peut permettre de retarder ou d’empêcher l’apparition de la maladie en cas de prédiabète ou chez les sujets à risque. Le dépistage et la prise en charge précoces du prédiabète jouent, là aussi, un rôle essentiel.

Les autres types de diabète
 

Il existe d’autres formes de diabète, différentes du diabète de type 1 ou 2. Moins connues, car moins répandues, elles nécessitent elles aussi une prise en charge et un suivi adaptés.

Découvrez les spécificités des diabètes Mody et Lada en vidéo.

Le diabète Mody fait partie des diabètes monogénétiques – qui représentent 2 % des cas de diabète dans le monde5. Il se matérialise par une anomalie de la sécrétion d’insuline due à une mutation génétique et apparaît chez des personnes de moins de 25 ans. Les symptômes d’un diabète Mody sont moins prononcés que ceux d’un diabète de type 1. 

Dans un cas sur deux, cette maladie héréditaire se transmet du parent à l’enfant. Un test génétique permet d’identifier le gène muté et de caractériser ce type de diabète, pour une prise en charge spécifique.

Le diabète Lada, aussi appelé diabète de type lent, se révèle par la présence d’auto-anticorps dans le sang générant la destruction progressive des cellules du pancréas qui produisent l’insuline. Cette composante auto-immune le rapproche d’un diabète de type 1, mais contrairement à celui-ci, le diabète Lada se développe lentement. La maladie apparaît généralement chez l’adulte entre 30 et 50 ans et toucherait environ 10 % des patients diabétiques de type 26.

Dépistage et complications
 

Grâce au dépistage, à un suivi régulier et à une glycémie équilibrée, il est possible d’éviter les complications et de vivre normalement avec un diabète. En revanche, un dépistage tardif ou un diabète mal équilibré peuvent entraîner des complications nécessitant une prise en charge à l’hôpital.

Les complications7 peuvent être de deux types : 

  • les complications macrovasculaires, en cas d’atteinte des artères principales : infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux et artérites des membres inférieurs ; 
  • les complications microvasculaires, qui concernent les petits vaisseaux sanguins : atteintes de la rétine avec risque de déficience visuelle, voire de cécité, neuropathies périphériques, néphropathies (insuffisances rénales), problèmes de cicatrisation. 

 

En France, les complications dues au diabète ont été responsables de 67 400 hospitalisations en 20168. En moyenne, chaque année :

  • plus de 8 000 personnes diabétiques sont hospitalisées pour un infarctus du myocarde8;
  • 8 400 patients diabétiques subissent une amputation d’un membre inférieur8;
  • 4 400 malades du diabète doivent démarrer une dialyse ou subir une greffe de rein8.

 

Dans le monde, en 2019, on estimait à 4,2 millions le nombre de décès imputables au diabète et à ses complications5

 

Pour en savoir plus sur le diabète, visitez le site web de la Fédération française des diabétiques.

 

 

Sources

1  Caisse nationale de l'Assurance maladie - Rapport Charges et produits, juillet 2020

2  Druet C, Roudier C, Romon I, Assogba F, Bourdel-Marchasson I, et al. Échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques, Entred 2007-2010. Caractéristiques, état de santé, prise en charge et poids économique des personnes diabétiques. Saint-Maurice: InVS; 2013

3  Billionnet C, Mitanchez D, Weill A, Nizard J, Alla F, Hartemann A et al. Gestational diabetes and adverse perinatal outcomes from 716,152 births in France in 2012. Diabetologia. 2017;60(4):636-644.

4  4 850 000 personnes. Calcul à partir de Insee Première, Bilan démographique 2013, n° 1482, janv. 2014 et S. Fuentes, S. Fosse-Erdoh coll. Prévalence du prédiabète, du diabète non-diagnostiqué et du diabète diagnostiqué chez les personnes âgées de 18 à 70 ans en France en 2013 à partir de la cohorte CONSTANCES. Communication au congrès 2018 de la Société Francophone du Diabète

5  International Diabetes Federation Diabetes Atlas, 9th edition 2019

6  Turner R, Stratton I, Horton V, et al. UKPDS 25: Autoantibodies to islet-cell cytoplasm and glutamic acid decarboxylase for prediction of insulin requirement in type 2 diabetes. UK Prospective Diabetes Study Group. Lancet 1997;350:1288-93.

7  CEED Diabète et complications. Consulter sur : http://ceed-diabete.org/fr/le-diabete/diabete-et-complications/

8  Fosse-Edorh S, Mandereau-Bruno L, Piffaretti C. Le poids du diabète en France en 2016. Synthèse épidémiologique. Saint-Maurice : Santé publique France ; 2018. 8 p.

 

 

M-FR-00003681-1.0 - Etabli en février 2021