Parler de la maladie aux tout-petits

Des livres pour parler de la maladie et des traitements aux tout-petits

La maman de Léon est malade
Olga Dupré et Denis Walravens, Éditions ulu.com, 2013).
Ce livre raconte l'histoire de Léon, un petit irafon dont la maman souffre d'un cancer. De la découverte de la maladie, à la guérison n passant par les traitements qui feront omber les taches de sa maman, le lecteur uit Léon à travers un texte simple mais et ludiques pour compenser la charge émotionnelle du sujet. À partir de 18 mois.

Le loup est malade
Brigitte Marleau, Boomerang Éditions Au coeur des différences, 2010).
Avant que maman soit malade, avant qu'elle ait le cancer, tous les soirs, elle et moi chantions : « Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas ; si le loup y était, il nous mangerait ! » Mais depuis quelques semaines, c'est seulement papa qui est près de moi. Ce livre aborde avec une infinie délicatesse le cas d’un petit garçon totalement désemparé face à la maladie qui frappe sa maman. Pour lui, tout a soudainement basculé le jour où sa maman a appris qu’elle avait un cancer. Une histoire tendre et émouvante pour aborder la maladie avec les enfants à partir de 4 ans.

 

Pour « expliquer » l"hôpital

Mes ptits docs « L’hôpital » (Stéphanie Ledu, Éditions Milan Jeunesse, 2009).
Un petit livre richement illustré parfait pour découvrir l’hôpital, ce que l’on y fait et la manière dont les malades sont soignés. À partir de 3 ans.

Pour parler de ce que l"on ressent, de ses peurs et pour se détendre seul ou en famille

Dis maman…
(Anne de La Brunière, Sarah Dauchy et Savine Pied, Nane Éditions, 2012).
Une maman et ses enfants imaginent ensemble et partagent en rêve le chemin pour grandir... Une histoire pour aborder avec tendresse une des grandes questions de l"enfance, qui se pose pour tous mais qui résonne encore plus fort quand l"un des parents est malade. Ce livre n’aborde pas directement la question du cancer ou de la mort mais traite de la crainte d’être séparé, de l’échange et de la transmission parents-enfants. Invitation au dialogue, un bel album à lire à deux, avec des pages à compléter / personnaliser pour se l’approprier. À partir de 3 ans.

Kit de discussion : « Au secours, kit de discussion pour désamorcer toutes ses peurs »
(Minus Éditions).
Un petit jeu de cartes à sortir en famille pour parler de « ce qui fait peur » et se rendre compte qu’on a finalement tous peur de quelque chose. Indirectement, grâce à certaines questions « ouvertes », il peut aider les parents à aborder de manière ludique avec leur enfant leurs craintes par rapport à la maladie.

« Calme et attentif comme une grenouille » / La médiation pour les enfants… avec leurs parents
(Eline Snel, Les Arènes, 2012).
Un livre + un CD pour apprendre à faire attention à ce que l’on ressent, se détendre, gérer ses émotions… Véritables boites à outils pour les parents, apportant des conseils, et suggérant des exercices à faire au quotidien pour prendre conscience de ses émotions, se calmer, prendre du recul et apprécier l’instant présent… Pour toute la famille !

Pour parler de la mort

Les questions des tout-petits
sur la mort

(Marie Aubinais, Éditions Bayard Jeunesse, 2010).
Des réponses par la fiction expliquent aux tout-petits pourquoi la mort existe, comment on peut savoir quand on va mourir, pourquoi on vit si on meurt après et comment c’est après la mort. Une histoire illustre chacune des interrogations et permet d’amorcer le dialogue entre parents et enfants. À partir de 5 ans.

La croûte
(Charlotte Moundlic, Éditions Père Castor-Flammarion, 2009).
Un petit garçon se réveille un matin et comprend que sa mère malade est morte dans la nuit. Il passe par divers sentiments, sa vie de tous les jours est bouleversée : il est en colère, n'arrive plus à dormir. Et puis comment s'occuper d'un papa qui pleure et qui ressemble à un gant de toilette tout mouillé ! Un livre qui aborde avec subtilité la perte d’un parent et comment petit à petit la vie peut reprendre son cours… À partir de 5 ans.

Fiche conçue avec les conseils du Dr Clémentine Lopez, Unité de Psycho Oncologie à l’institut Gustave Roussy de Villejuif.