L'accès veineux central en pratique

Pour faciliter les perfusions et les injections pendant un traitement, il est très fréquent qu'un accès veineux central soit mis en place. Implanté sous la peau au cours d'une petite intervention chirurgicale, ce dispositif permet un meilleur confort pendant la durée du traitement.

Lorsqu'un traitement par perfusion veineuse doit être administré pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, l'équipe médicale peut proposer d'installer un dispositif d'accès veineux central qui permet de préserver les veines du bras. Il est relié à une veine de gros calibre, en règle générale située au-dessus de la poitrine, au niveau de la clavicule. Le dispositif comprend un cathéter, sorte de tuyau souple, fin et résistant, qui est introduit dans la veine.

On distingue deux principaux types de dispositif. Le cathéter à émergence cutanée et la chambre implantable (on dit aussi site implantable). Le choix de l’un ou l’autre dépend essentiellement du traitement qui vous a été prescrit et de sa durée.

  • Le cathéter à émergence cutanée est un tuyau fin, long d’une trentaine de centimètres, dont environ la moitié est implantée sous la peau. Il est relié par une extrémité à une veine. L’autre extrémité reste apparente. Elle est munie d’un embout auquel sont reliées les perfusions ou par lequel sont effectuées les injections. En dehors des périodes d'utilisation, cet embout est fermé par un bouchon et l’ensemble du dispositif est recouvert d’un pansement stérile. Le cathéter à émergence cutanée est plutôt utilisé pour les traitements courts et il nécessite de respecter des règles d’hygiène strictes. Il est également proposé en cas de risque infectieux, par exemple lors d’une période d’aplasie (baisse des défenses immunitaires) importante, car le cathéter peut être retiré facilement.
  • La chambre implantable est un dispositif placé entièrement sous la peau. Il est relié à une veine par un cathéter. La chambre d'injection est un boîtier de petit volume, généralement de forme arrondie, placé juste sous la peau. Seul un petit renflement est visible et perceptible au toucher après l'implantation. La chambre d’injection est munie sur le dessus d’une membrane qui sert à réaliser les injections, les perfusions et les prélèvements. Pour cela, on pique la membrane à travers la peau avec une aiguille spéciale. Les piqûres sont peu douloureuses mais peuvent toutefois se faire après application d'une crème anesthésique locale. Quand cela est possible, la chambre implantable est le dispositif privilégié par les équipes médicales. Elle présente en effet moins de contraintes et peut être conservée sans difficulté pendant des mois, voire plusieurs années.

Comment est mis en place le dispositif ?

Quel que soit le dispositif choisi, il est mis en place sous anesthésie locale ou, si besoin, sous anesthésie générale légère. L’intervention est pratiquée au bloc opératoire et dure environ 45 minutes. Le dispositif est maintenu par quelques points de suture. Son positionnement est vérifié par le chirurgien ou l’anesthésiste à l’aide d’une radiographie du thorax. L’intervention peut être suivie de douleurs locales et légères, nécessitant la prise d’antalgiques (de type paracétamol). Les douleurs s’estompent progressivement. Dans le cas d’une chambre implantable, la cicatrice se referme après une semaine environ.

Le dispositif d'accès veineux au quotidien

  • Pendant les manipulations, pour éviter que des germes envahissent le dispositif d’accès veineux et provoquent une infection, les infirmières suivent des règles d’asepsie très rigoureuses. Elles peuvent vous demander de porter un masque pendant qu'elles manipulent le dispositif.
  • Les précautions à prendre de votre côté concernent essentiellement le cathéter à émergence cutanée. Le pansement stérile qui protège la partie apparente doit toujours être propre et parfaitement fermé. S’il est souillé ou décollé, même partiellement, il devra être changé rapidement. L’équipe soignante vous indiquera toutes les précautions à prendre, notamment lors de votre toilette. La chambre implantable ne nécessite de son côté ni pansement ni soins particuliers une fois la cicatrisation achevée.
  • Les mouvements violents et répétés sont à éviter quel que soit le dispositif implanté. Les sports ou activités qui sollicitent fréquemment et intensément le bras sont ainsi déconseillés. Les personnes qui ont une chambre implantable peuvent se baigner et faire du sport tout à fait normalement.

 

Complications : les signes qui doivent alerter

Au niveau de la zone où est implanté le dispositif, si vous constatez que celle-ci est douloureuse, gonflée, qu’elle présente des rougeurs ou que la peau change d’aspect, ou encore qu’il y a un écoulement, il est conseillé d’en informer rapidement l’équipe médicale qui vous prend en charge.
Parallèlement, si vous avez de la fièvre, des frissons ou des sueurs, ou si vous déclarez des symptômes tels que des douleurs, des gonflements du bras ou du cou, là encore, prenez immédiatement contact avec les professionnels de santé qui vous suivent.
D’une manière générale, n’hésitez surtout pas à signaler tout signe inhabituel afin d’éviter qu’une éventuelle complication ne se développe.

Les complications possibles

L'usage des dispositifs d'accès veineux peut exposer à des complications. Ce risque dépend de différents facteurs comme le matériel utilisé, le site d’implantation, l’état de santé général du patient, ainsi que la durée et le mode d’utilisation du dispositif. Ces complications sont donc plus ou moins fréquentes d’une personne à une autre.

  • La principale complication possible de l’accès veineux central est l’infection. La prévention des infections dépend en grande partie du respect par les professionnels de santé des règles d’asepsie lors des manipulations du dispositif. Elles reposent notamment sur un lavage rigoureux des mains et, selon le type de dispositif, le port de masque et de gants sera de rigueur.
    L'infection peut être locale ou avoir atteint l'ensemble de l'organisme par la circulation sanguine (elle est alors dite systémique). Lorsque qu'une infection est suspectée, un prélèvement est effectué pour identifier le germe en cause. Un traitement antibiotique permet généralement de juguler l'infection.
  • D'autres types de complications peuvent survenir et être à l'origine d'un mauvais fonctionnement du dispositif qui sera constaté par le personnel soignant.
    La formation de caillots de sang (thrombose) peut survenir et sera alors confirmé par des examens comme l'échodoppler.
    Un traitement par anticoagulant permettra d'éliminer le caillot. La formation d'un dépôt de sang ou de graisse peut entraîner des complications mécaniques telles que l'obstruction du cathéter.
    Le personnel soignant percevra une résistance lors des injections. Différents produits peuvent être utilisés efficacement pour résorber ce dépôt.

Les complications possibles

L'usage des dispositifs d'accès veineux peut exposer à des complications. Ce risque dépend de différents facteurs comme le matériel utilisé, le site d’implantation, l’état de santé général du patient, ainsi que la durée et le mode d’utilisation du dispositif. Ces complications sont donc plus ou moins fréquentes d’une personne à une autre.

  • La principale complication possible de l’accès veineux central est l’infection. La prévention des infections dépend en grande partie du respect par les professionnels de santé des règles d’asepsie lors des manipulations du dispositif. Elles reposent notamment sur un lavage rigoureux des mains et, selon le type de dispositif, le port de masque et de gants sera de rigueur.
    L'infection peut être locale ou avoir atteint l'ensemble de l'organisme par la circulation sanguine (elle est alors dite systémique). Lorsque qu'une infection est suspectée, un prélèvement est effectué pour identifier le germe en cause. Un traitement antibiotique permet généralement de juguler l'infection.
  • D'autres types de complications peuvent survenir et être à l'origine d'un mauvais fonctionnement du dispositif qui sera constaté par le personnel soignant.
    La formation de caillots de sang (thrombose) peut survenir et sera alors confirmé par des examens comme l'échodoppler.
    Un traitement par anticoagulant permettra d'éliminer le caillot. La formation d'un dépôt de sang ou de graisse peut entraîner des complications mécaniques telles que l'obstruction du cathéter.
    Le personnel soignant percevra une résistance lors des injections. Différents produits peuvent être utilisés efficacement pour résorber ce dépôt.

La question de ...

Vais-je garder ma chambre implantable à vie, même quand mes traitements seront terminés ?
Lucienne H., 63 ans

Absolument pas. Quand le médecin jugera qu’il est devenu inutile, le dispositif sera retiré aussi facilement qu’il a été implanté, sous anesthésie locale. Le praticien rouvrira sur la cicatrice, pour ne pas multiplier les traces. Cela vaut également pour le cathéter à émergence cutanée.

À retenir

  • La pose d’un accès veineux central permet de faciliter les perfusions et les injections répétées pendant un traitement, tout en préservant les veines du bras.
  • Le dispositif d’accès veineux comprend un cathéter qui est introduit dans une veine de gros calibre située dans le thorax.
  • Il existe deux types de dispositifs : le cathéter à émergence cutanée, utilisé plutôt pour les traitements courts et qui nécessite de respecter des règles d’hygiène stricte, et la chambre implantable qui est moins contraignante.