Cancer du poumon : conseils pour la radiothérapie

La radiothérapie a une place importante dans le traitement du cancer du poumon, aux côtés de la chirurgie, de la chimiothérapie et des thérapies ciblées. Elle se déroule sur plusieurs semaines, et quelques conseils de vie quotidienne vous permettront de tolérer au mieux les séances.

Pourquoi un traitement par radiothérapie est mis en place ?

La radiothérapie permet de détruire localement les cellules cancéreuses tout en préservant le mieux possible les tissus sains environnants. Ce traitement est indiqué dans les cas de cancers du poumon précoces, mais également localement avancés.


Pour les cancers précoces, la radiothérapie est proposée en complément de la chirurgie et de la chimiothérapie, notamment quand le cancer a atteint la paroi du poumon ou que la chirurgie n’a pas permis d’enlever l’intégralité du tissu malade. Ce traitement peut être également prescrit quand la chirurgie n’est pas possible.

Dans les cas de cancers localement avancés opérables (résécables), la radiothérapie peut être prescrite après la chirurgie. L’objectif est alors d’augmenter les chances de détruire intégralement les cellules cancéreuses potentiellement non enlevées lors de l’acte chirurgical.

Dans les cas de cancers localement avancés non opérables (non résécables), le traitement de référence est alors la radiothérapie combinée à la chimiothérapie (radiochimiothérapie concomitante).

 

Comment se déroule le traitement par radiothérapie ?

C’est le traitement de référence dans le cas de cancer bronchique à petites cellules et non à petites cellules.
Lors de la première consultation au service de radiothérapie, l’oncologue-radiothérapeute déterminera précisément la région à exposer aux rayons, ainsi que la dose à administrer et le nombre de séances. Généralement entre 20 et 35 séances sont prescrites à raison de 4 à 5 séances par semaine sur 5 à 7 semaines. Lors des séances, les techniciens radiologues installent le patient sous le dispositif et quittent la pièce. Ils surveillent visuellement le patient et restent en contact via un interphone.
Le traitement dure 2 à 3 minutes, avec un temps de présence en salle de 15 minutes. L’irradiation est invisible et indolore.

Il est fréquent qu’après 3 à 4 semaines de radiothérapie, l’oncologue-radiologue réajuste le traitement et modifie les zones irradiées.

Les séances se déroulent à l’hôpital ou en clinique, généralement en ambulatoire.
Une hospitalisation est possible quand le traitement est administré conjointement à de la chimiothérapie si l’état de santé le nécessite ou si le domicile du patient est trop éloigné.

La radiothérapie ne rend pas radioactif. Il n’y a donc aucune précaution particulière à prendre concernant l’entourage une fois la séance terminée.

Quels peuvent-être les effets secondaires de la radiothérapie ?

Les équipements médicaux de radiothérapie sont de plus en plus performants et précis, diminuant très fortement les effets secondaires. Cependant, après plusieurs séances, il est possible de ressentir une fatigue et des difficultés à avaler (dysphagie), et d’avoir un coup de soleil sur la peau exposée aux rayons.
Les mois suivants, il est possible de développer une inflammation au niveau du poumon se manifestant par une toux et des difficultés respiratoires. Parfois combinés à de la chimiothérapie, la radiothérapie peut provoquer l’apparition de mycoses dans la bouche, la gorge ou l’œsophage.

Conseils pratiques pendant la radiothérapie

Important

Dès l’apparition d’un effet secondaire ou symptôme inexpliqué, il est nécessaire d’en parler immédiatement à son médecin ou à son spécialiste ; il décidera de la suite à donner et pourra mettre en place une médication adaptée.

Aussi, tout au long du traitement par radiothérapie, des consultations de suivi hebdomadaire sont programmées par le radiothérapeute. Elles permettent d’identifier rapidement tout effet secondaire et de donner rapidement tous les conseils adaptés.

La question de ...

Denis C., 62 ans
« Trois semaines après le début de mon traitement par radiothérapie, je ressens des difficultés à avaler ainsi que des nausées. Que puis-je faire ? »

Dès l’apparition de symptômes, il convient d’en discuter immédiatement avec son médecin. Celui-ci vous conseillera notamment de fractionner vos repas et de préférer les aliments avec une consistance moelleuse, voire semi-liquide. Mâcher régulièrement des gommes (sans sucre) permet également de favoriser la production de salive, indispensable dans la déglutition ainsi que l’initiation des processus de digestion.

Eliane V., 58 ans
« Puis-je partir en vacances, donc interrompre et décaler mon traitement ? »

Il est fortement déconseillé d’interrompre son traitement, afin de garantir une efficacité maximale. Il est donc préférable de décaler ses dates de vacances et de poursuivre l’intégralité de son traitement.
Si des déplacements liés notamment à des événements familiaux étaient déjà programmés, il convient de discuter avec son médecin afin d’aménager au mieux les séances de radiothérapie.