Virologie et recherche

Roche reste fortement engagé dans la lutte contre l’hépatite C chronique qui affecte 180 millions de personnes dans le monde. En France, 232 000 personnes ont une hépatite C chronique et d’après l'association SOS Hépatites, environ 100 000 personnes sont infectées par le virus de l'hépatite C (VHC) sans le savoir. Le nombre de nouvelles infections est estimé à 3 à 4 millions par an dans le monde et à 4400 en France

Il y a 20 ans, Roche a permis d’améliorer considérablement la prise en charge de l’hépatite C chronique en développant l’interféron pégylé alpha-2a et la ribavirine. Le traitement standard actuel repose sur une bithérapie associant ces deux molécules.

Parce que tous les patients ne répondent pas aux traitements déjà disponibles, Roche développe trois molécules de nouvelle génération : le danoprevir (acquisition auprès de la société InterMune), la mericitabine (en partenariat avec Pharmasset) et le setrobuvir (acquisition auprès d"Anadys Pharmaceuticals).

La prise en charge de l’hépatite C devrait encore progresser dans un futur proche, notamment grâce à l’arrivée de trithérapies, comme dans l’infection par le VIH.

Roche et le laboratoire Merck ont conclu à cet effet en mai 2011 des accords stratégiques. Des chercheurs des deux sociétés travaillent à l’étude de nouveaux traitements combinés réunissant des molécules expérimentales et déjà commercialisées. Cette démarche a pour objectif d’accélérer la mise à disposition de nouveaux protocoles thérapeutiques pour les patients infectés par le VHC.

Favoriser le dépistage précoce

L’hépatite C est une infection virale qui peut rester indétectée pendant plusieurs années (maladie silencieuse). En l’absence de traitement, elle peut entraîner une cirrhose, une insuffisance hépatique et un cancer du foie. Il est essentiel de dépister et de traiter la maladie à un stade précoce quand la probabilité de guérison est relativement élevée. Roche a mis au point des tests de diagnostic et de surveillance du virus dans le sang.

Les recherches de Roche portent également sur les facteurs génomiques associés à la maladie virale, la résistance aux médicaments, et les variations des réponses individuelles aux traitements.