Système nerveux central (SNC) et recherche

Roche développe 12 nouvelles molécules dans des maladies du SNC. Trois sont en phase avancée de développement, dans la maladie d'Alzheimer, la schizophrénie et la sclérose en plaques.

L’engagement de Roche dans le traitement des maladies du SNC remonte aux années 60. Roche est en effet l’un des pionniers du traitement de maladies invalidantes neuropsychiatriques, avec la mise à disposition de médicaments aujourd’hui encore très largement utilisés à travers le monde (Valium, Lexomil, Rivotril, Modopar...).

Aujourd’hui, le groupe Roche poursuit cet engagement avec des molécules en développement dans la maladie d’Alzheimer, la schizophrénie, la sclérose en plaques, l’autisme, la trisomie 21, la dépression et le syndrome de l’X fragile.

La maladie d’Alzheimer, une priorité

La maladie d’Alzheimer est une pathologie dégénérative du SNC, sévère et invalidante, dont les répercussions familiales et sociales sont considérables. En France, 860 000 personnes sont touchées et l’association France Alzheimer estime qu’il y en aura plus de 2 millions en 2040. A l’heure actuelle, il existe peu de traitements et leur efficacité est limitée.

On sait aujourd"hui que la maladie commence silencieusement plusieurs années avant l"apparition des signes cliniques et qu"il est possible de détecter des marqueurs de la maladie 3 à 5 ans avant les 1ers symptômes. Roche est fortement engagé pour trouver de nouvelles approches thérapeutiques. Quatre nouvelles molécules sont en cours de développement.

Des partenariats avec la recherche académique

Roche a lancé en juin 2011 un institut dédié à la recherche partenariale, l’Institut Roche de Recherche et Médecine Translationnelle. Cet institut coordonne deux programmes de recherche dans la maladie d’Alzheimer, l’un avec l’Institut de la Mémoire et de la Maladie d’Alzheimer (hôpital de la Pitié Salpétrière) et l’autre avec l’Institut Pasteur et un consortium de 7 partenaires. Ces programmes de recherche visent à identifier et valider des biomarqueurs qui pourraient permettre de détecter précocement et de prédire l’évolution de cette maladie.

Diagnostiquer et initier un traitement le plus tôt possible, c’est-à-dire avant l’apparition des signes de démence, avant la perte irréversible des fonctions cognitives et la perte d’autonomie est une priorité. Roche s’investit à la fois sur le front du traitement et du dépistage pour combattre le fléau social que constitue la maladie d’Alzheimer.

Roche a développé le premier site Internet consacré à la maladie d"Alzheimer précoce

La schizophrénie, maladie mentale chronique la plus fréquente

La schizophrénie est un trouble mental sévère dont les causes restent méconnues. Les premiers symptômes surviennent le plus souvent entre 16-25 ans. Elle se caractérise par une désorganisation de la pensée et du comportement (signes de dissociation mentale, de discordance affective et d’activité délirante) pouvant entraîner une rupture avec le monde extérieur.

Les personnes qui en souffrent font preuve d’un manque d’intérêt et de motivation dans les relations sociales, se replient sur elles-mêmes et ont des difficultés à éprouver du plaisir dans les activités de la vie quotidienne. Ces désordres comportementaux et émotionnels correspondant à ce que l’on appelle les symptômes négatifs de la maladie, qui concerneraient près de 60% des malades.

La schizophrénie touche 1 adulte sur 100, soit environ 600 000 personnes en France (source : https://www.orpha.net/data/patho/FR/fr-schizo.pdf) et 26 millions dans le monde). C’est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les maladies mentales telles que la schizophrénie abrègent de 25 ans l"espérance de vie des personnes qui en sont atteintes, le risque de suicide étant particulièrement élevé.

Les traitements actuels ciblent en 1er lieu les symptômes dits positifs - idées délirantes, hallucinations - qui représentent potentiellement un danger pour le patient et son entourage. Actuellement, il n’existe pas de traitement spécifique des symptômes négatifs de la schizophrénie qui se manifestent chez plus de la moitié des patients schizophrènes (apathie, incapacité à ressentir du plaisir dans les activités du quotidien, absence d’émotions et déficit de vie sociale).

Roche co-développe avec Chugai une nouvelle molécule, bitopertin, dont les résultats des essais cliniques de phase II sont encourageants.

Un programme d"essais cliniques de phase III est en cours pour confirmer l’efficacité de ce candidat médicament.

Sclérose en plaques, 1ère cause de handicap chez l"adulte jeune

En France, la sclérose en plaques (SEP) touche 1 personne sur 1000 (2500 nouveaux cas par an). C"est la 1ère cause de handicap chez le jeune adulte. Il s’agit d’une maladie inflammatoire du système nerveux central. En France, la SEP est la première cause de handicap si l’on fait abstraction des traumatismes. Différentes formes de sclérose en plaques existent. La plus fréquente est la forme récidivante sous forme de poussées (Relapsing Remitting Multiple Sclerosis); la plus sévère à court terme est la forme qui évolue d’emblée vers un handicap (Primary Progressive Multiple Sclerosis).

L’origine de cette maladie est encore méconnue, mais elle plurifactorielle, c’est-à-dire liée à des facteurs génétiques et environnementaux.

Co-développée par Roche et Biogen, ocrelizumab qui cible spécifiquement les lymphocytes B, est actuellement en phase III de développement clinique.