Enquête nationale ObEpi

Consultez l"enquête nationale ObEpi-Roche 2012 sur l’obésité et le surpoids

 

ObEpi-Roche 2009, 5ème édition

Enquête nationale sur la prévalence de l"obésité et du surpoids en France

L’enquête épidémiologique ObEpi-Roche, Initiée par Roche en partenariat avec la KantarHealth Sofres, permet de suivre l’évolution du surpoids et de l’obésité dans la population adulte française (18 ans et plus).

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Réalisée tous les trois ans depuis 1997, l’enquête a recours à une méthodologie constante utilisant un questionnaire auto-administré. En 2009, celui-ci a été renvoyé de manière exploitable par 25 286 personnes, formant un échantillon représentatif de la population française. Comme pour les éditions précédentes, elle a été conçue et supervisée par le Pr Arnaud Basdevant (Responsable du pôle endocrinologie-diabétologie-métabolisme-nutrition-prévention cardiovasculaire de la Pitié Salpêtrière) et le Dr Marie-Aline Charles (épidémiologiste et directeur de recherche à l’Inserm - unité 780), auxquels s’est jointe Éveline Eschwège (directeur de recherche émérite - Inserm).

L"obésité continue de progresser chez l"adulte

En 12 ans, le poids moyen des Français a augmenté de 3,1 kg (72 kg en 2009) alors que leur taille moyenne a progressé de 0,5 cm (168,5 cm). Ainsi, l’Indice de Masse Corporelle moyen (IMC) a progressé de 1 kg/m2, passant de 24,3 kg/m2 en 1997 à 25,3 kg/m2 en 2009.
Leur tour de taille moyen a suivi la même évolution : il a augmenté de 4,7 cm, passant de 85,2 cm à 89,9 cm.

En 2009, 14,5 % des Français sont obèses (8,5 % en 1997) et 31,9 % sont en surpoids (29,8% en 1997).

Si la prévalence de la population en surpoids est relativement stable , celle de l’obésité continue de progresser. L’augmentation est régulière à un taux d’environ 0,5% par an, ce qui est le niveau moyen des taux d’accroissement observés chez nos voisins (0,2% aux Pays-Bas à 0,9% au Royaume-Uni).

En extrapolant ces résultats à l’ensemble de la population adulte, il y aurait en France environ 6,5 millions d’adultes obèses, dont environ 3 millions de nouveaux obèses depuis 12 ans.

Prévalence de l’obésité – évolution depuis 1997


Depuis 1997, une augmentation de l’obésité plus rapide chez les femmes

En 2009, la prévalence de l’obésité est plus importante chez les femmes (15,1 %) que chez les hommes (13,9 %) et à l’inverse la prévalence du surpoids est plus importante (38,5 %), chez les hommes que chez les femmes (26 %).

Sur cette période d’étude de 12 ans, la progression de l’obésité a été plus nette chez les femmes ( 81,9 %) que chez les hommes ( 57,9 %). Cette tendance est particulièrement nette pour les obésités sévères (prévalence de 3,2 % versus 2,3 %) et massives (1,6 % versus 0,6 %). Pour le Dr Marie-Aline Charles, elle traduit peut-être «une plus grande propension des femmes à développer de la masse grasse.»

Prévalence de l’obésité en fonction de l’âge et du sexe en 2009


Une augmentation franche chez les jeunes adultes

La prévalence de l’obésité augmente régulièrement avec l’âge, chez l’homme comme chez la femme, pour atteindre un pic dans la tranche 55-64 ans : 20,1 % chez les hommes et 19,5 % chez les femmes.

Cependant, entre 2006 et 2009, son augmentation relative est plus nette dans la tranche 25-34 ans ( 19,5 %), les autres tranches d’âge ayant des augmentations relatives comprises entre 5,3 et 8,5 %.

L’augmentation de la fréquence avec l’âge s’explique par l’effet « temps » : l’obésité étant largement dépendante des comportements et de facteurs environnementaux. L’obésité étant une maladie chronique, on comprend qu’elle s’aggrave avec la durée d’exposition et donc avec la longévité. Mais point important, l’obésité concerne maintenant de plus en plus de jeunes adultes. Les générations actuelles de jeunes adultes connaissent une prévalence d’obésité nettement supérieure à celle de leurs parents au même âge : de génération en génération, on devient obèse de plus en plus tôt.

Selon le Dr Marie-Aline Charles : «Pour la génération née à la fin des années 70, la prévalence de 10% d’obèses sera atteinte vers l’âge de 30 ans. Une prévalence similaire a été atteinte vers 49 ans pour la génération née après guerre.»

La prévalence de l’obésité augmente dans toutes les catégories socioprofessionnelles et toutes les agglomérations

La prévalence de l’obésité augmente dans toutes les catégories socioprofessionnelles, mais à des vitesses inégales : son augmentation relative est importante chez les inactifs ( 106,6 % depuis 1997), les agriculteurs ( 94,6 %), les employés ( 88,5 %) et les ouvriers ( 82%) ; elle est la plus faible chez les cadres ( 37,9 %). Ainsi, l’enquête 2009 ne confirme pas la baisse de prévalence constatée en 2006 chez les cadres supérieurs, les agriculteurs et les commerçants.

En revanche, elle retrouve un résultat constant depuis 1997 : la prévalence de l’obésité est inversement corrélée au niveau d’instruction et aux revenus du foyer. Elle semble augmenter moins vite dans les deux classes de revenus supérieurs, mais, souligne le Dr Marie-Aline Charles, «les effectifs de ces deux classes étant les plus faibles, les estimations sont moins précises.»

Evolution de la prévalence de l’obésité en fonction des revenus nets mensuels du foyer


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