Nos engagements pour le système de santé

Nos engagements pour le système de santé

Nous sommes fiers de mettre au point de nouveaux traitements. Mais l’innovation n’a de sens que si elle arrive au bon patient, au bon moment.

Roche, par ses innovations de rupture, est un acteur structurant de l’écosystème de la santé en France. Pour nous, le défi consiste à concilier deux impératifs : contribuer à la maîtrise des dépenses de santé tout en garantissant aux patients l’accès aux innovations thérapeutiques. Il en va de la pérennité du financement de l’innovation.

Notre système de santé est en pleine mutation. Avec le développement de la médecine personnalisée se pose la question de nouveaux modèles de financement, parmi lesquels figure l’évolution vers un modèle de remboursement personnalisé. La digitalisation bouleverse aussi la donne. La collecte et l’usage des données de santé ainsi que le développement de services connectés constituent aujourd’hui des enjeux majeurs.

Dans ce contexte, c’est avec toutes nos parties prenantes que nous souhaitons créer de la valeur pour les patients, les professionnels de santé et pour la société en général. Cette démarche inclusive implique une logique de dialogue et de coconstruction de solutions nouvelles de façon éthique, transparente et innovante.

4 ATU(1)

en 2017 ont permis à certains patients d’accéder plus rapidement à nos innovations thérapeutiques.

+ de 140

c’est le nombre de centres de santé impliqués dans le projet PRM%(2)
 

 

Agir pour un système de santé pérenne

En 2017, trois études réalisées en partenariat avec nos parties prenantes ont permis de formuler des propositions sur le financement de l’innovation et garantir l’accès aux traitements innovants.

Repenser la prise en charge des cancers

Après deux années de travaux, 112 experts externes à Roche ont échangé sur leur perception de l’innovation et les changements à engager. Objectif : proposer des pistes de réflexion pour transformer le système de santé en cancérologie dans les dix prochaines années. Une synthèse a été établie, donnant vie au Manifeste AVISé, qui fait ressortir 30 propositions, articulées autour de six leviers dont par exemple :

  • basculer vers un modèle collaboratif de recherche 4.0 dès le stade précoce des innovations ;

  • ouvrir l’évaluation des innovations à la prise en compte des nouveaux design d’essais cliniques et à l’utilisation des données de vie réelle ;

  • organiser la collecte , le partage et l’exploitation des informations et données patients entre les acteurs du parcours de soins dans un territoire ;

  • mettre en place une gouvernance de l’innovation en région, complémentaire à celle du niveau national. Plus d’informations sur le manifeste AVISé.

Plus d’informations sur le manifeste AVISé

« Innover, c’est bon pour la santé » (3)

Fruit d’une collaboration entre l’Institut de l’entreprise Dassault Systèmes et Roche, l’étude « Innover c’est bon pour la santé » démontre que grâce à l’innovation en santé, notre système pourrait « gagner en efficience au profit des patients, des acteurs de santé et de la collectivité ». Ce rapport formule dix propositions pour lever les freins administratifs, juridiques, organisationnels qui ralentissent l’arrivée et la diffusion de l’innovation. Il est temps de considérer que l’innovation n’est pas qu’une question de coût mais aussi d’usages.

En savoir plus sur l'étude Innover, c’est bon pour la santé

Données de vie réelle : un enjeu majeur

« Le Rapport Polton-Bégaud-von Lennep (mai 2017), rédigé à la demande du ministère de la Santé, présente l’approche PRM comme une solution alternative au financement de l’innovation. »

Le rapport Polton-Bégaud von Lennep(4) souligne qu’avec la révolution numérique et les possibilités croissantes de collecte et d’analyse d’informations qu’elle permet, la production et l’utilisation de données observationnelles deviennent un objectif stratégique pour tous les systèmes de santé et renouvellent l’approche traditionnelle des études sur les médicaments historiquement centrées sur les essais cliniques.

En la matière, les auteurs reconnaissent la contribution de Roche, au travers du projet PRM considéré comme un recueil de données de vie réelle d’« un certain niveau d’ambition et d’envergure ». Ils soulignent les résultats déjà atteints, valident la méthodologie de collecte des données et s’appuient sur les enseignements acquis au cours des trois dernières années.

Le projet PRM : un nouveau modèle de financement pour garantir l’accès aux traitements innovants

En ligne avec l’objectif 17 du Plan Cancer 2014-2019 qui propose d’adapter les modes de financement aux défis de la cancérologie, Roche a initié le projet PRM (Modèles de Remboursement Personnalisé). Fort d’une phase pilote en 2014 comprenant une vingtaine de centres, le projet PRM a ensuite été déployé et compte aujourd’hui 140 établissements de santé partenaires impliqués dans les cancers du sein et du poumon.

Ce projet a pour objectif de mettre en oeuvre des modèles de prix différenciés via des accords de prix plus spécifiques entre Roche et les autorités nationales de santé. Ainsi, les traitements pourront être valorisés au regard du bénéfice réel apporté au patient, par exemple, selon les indications, la durée de traitement, ou encore la population traitée. Pour implémenter de tels accords, il faut disposer de données relatives à la prise en charge des patients en vie réelle. PRM collecte régulièrement les données préexistantes dans les centres de soins, de façon automatique, fiable et sécurisée. Ces données relatives notamment à l’usage et l’efficacité des traitements doivent permettre de proposer des modèles de prix pour les médicaments innovants.

Pour ce projet, Roche a fait un engagement de conformité auprès de la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) à la méthodologie de référence 003. Dans ce cadre, l’infrastructure dédiée à la collecte des données a été aménagée pour répondre aux normes qui régissent l’accès et la protection des données de santé à caractère personnel. Celles-ci sont collectées et hébergées de manière sécurisée et un Correspondant Informatique et Libertés (CIL) s’assure de la conformité de PRM.

En savoir plus sur le projet PRM

Coconstruire la santé de demain

L’arrivée du digital révolutionne le parcours de vie du patient

Pour mieux accompagner les malades, nous nous sommes associés à divers acteurs pour offrir des outils adaptés aux nouveaux parcours de soins. Connexin est un service connecté qui optimise le suivi des patients. Il permet de favoriser l’observance, prévenir ou mieux gérer de potentiels effets indésirables des traitements, le suivi des patients souffrant de pathologies lourdes est nécessaire.

C’est pourquoi Roche Pharma France et la société Advanced Schema ont mis Connexin à leur disposition mi-novembre 2017. Ce service en ligne sécurisé et gratuit accélère la mise en relation des professionnels de santé autour de trois thématiques essentielles : la tolérance, les interactions médicamenteuses et l’adhésion thérapeutique. Par ailleurs, nous avons développé avec la startup Voluntis, ZEMY, une solution compagnon qui suivra au quotidien les personnes atteintes de cancer dans leur prise en charge médicale.

Les symptômes seront saisis manuellement par le patient dans une application mobile. Ces données seront analysées et transmises en temps réel via une connexion sécurisée à l’équipe soignante, qui assurera un suivi personnalisé à distance. Les patients recevront alors des recommandations sur mesure leur permettant de gérer au mieux les effets secondaires liés à leur traitement, grâce à l’intelligence algorithmique intégrée au coeur de la solution mobile. Ces projets sont conduits dans le respect de la loi informatique et libertés sur les données personnelles.

Epidemium : l’intelligence collective au service de la recherche contre le cancer

Le programme Epidemium, né en novembre 2015 de la rencontre entre Roche et La Paillasse (laboratoire communautaire), est le premier programme de recherche participatif et ouvert destiné à faire avancer la recherche contre le cancer grâce aux données présentes sur le net, ce qu’on appelle l’open big Data. Aujourd’hui, c’est une communauté de plus de 1 000 chercheurs, étudiants, data scientists qui donnent vie bénévolement à cette nouvelle approche de la recherche en participant à des challenges et en proposant des solutions nouvelles. Depuis sa création le programme Epidemium et son jury d’experts scientifiques ont sélectionné 13 projets(5) dont le contenu est accessible à tous. C’est bien là, tout l’esprit et la richesse de l’open collaboration.

Roche partenaire de Bpifrance Le Hub

Poursuivant son implication dans le développement de l’écosystème santé en France, Roche a signé un accord fin 2017 avec la BPI. Il repose sur du mécénat de compétences apportées par Roche aux 7 startups du Hub HealthTech de Bpifrance. Ainsi, Roche est l’unique partenaire santé du programme. Douze mentors Roche vont bénévolement soutenir et coacher les startups tout au long de l’année 2018.

Agir avec éthique, intégrité et transparence

Plus que tout autre secteur, celui de la santé nécessite éthique et transparence. Nous agissons jour après jour dans ce sens, respectueux des lois et des bonnes pratiques du secteur, du code de conduite Roche, des besoins et des attentes des personnes et de la société.

Dans le cadre de la mise en oeuvre des dispositions de la loi Sapin II relatives aux représentants d’intérêt, Roche SAS est inscrit depuis août 2017 sur le répertoire de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Nous avons accueilli cette réforme de manière très positive car nous nous sommes toujours engagés à promouvoir un lobbying transparent et intègre. Avant l’introduction du dispositif, nous avions en effet été la première entreprise de santé à être à la fois accréditée au Sénat, à l’Assemblée Nationale et à avoir signé la déclaration commune sur le lobbying de Transparency International France en 2015. 

Lutter contre la contrefaçon

La contrefaçon de produits pharmaceutiques, au-delà d’être illégale, pose un problème de santé publique car elle met en danger la santé et la sécurité des patients. En France, outre un accord signé avec le service des douanes pour traiter ces délits, nous préparons la mise en place de la sérialisation(6) de nos médicaments afin de respecter les échéances de l’Union européenne de février 2019 pour mettre fin définitivement au commerce dangereux de médicaments falsifiés.

Liens d’intérêts avec les professionnels de santé

Conformément à la législation, Roche met de plus en ligne sur le site dédié du ministère (www.transparence.sante.gouv.fr) ses liens d’intérêts (conventions, avantages sans contrepartie etmontant des rémunérations) avec les acteurs de santé et les ordres professionnels.

En savoir plus sur l'éthique et la transparence

Sources

  1. Une autorisation temporaire d’utilisation nominative est une procédure française permettant à certaines catégories de malades de bénéficier, au sein de structure hospitalière, de médicament n’ayant pas encore été mis sur le marché. 
  2. PRM: Modèles de Remboursement Personnalisé. 
  3. http://www.roche.fr/responsabilite-societale/rse/systemesante/institut-entreprise-innover-sante.html 
  4. http://solidarites-sante.gouv.fr. 
  5. À retrouver sur le site wiki.epidemium.cc/wiki/Projets. 
  6. La sérialisation consiste en la mise en place de codes, permettant l’identification claire d’un produit dans le monde entier grâce à un numéro de série unique présent sur les emballages individuels.