skip to the content

Médecine personnalisée

  La médecine personnalisée, une réalité pour les patients

Ethique

Ces dernières années, Roche a intensifié le développement de plusieurs médicaments de médecine personnalisée, associés à des tests diagnostiques. La moitié des molécules de Roche en phase avancée de développement clinique sont des médicaments de médecine personnalisée. D'ici 5 à 10 ans, les traitements personnalisés pourraient représenter la moitié du chiffre d'affaires de Roche.

Oncologie

Roche propose des tests pour identifier les patients atteints d'une forme de cancer du sein et de l'estomac dont la particularité est de surexprimer un récepteur appelé HER2 et pour lesquels il existe des traitements ciblés. Ainsi, dans le cancer du sein, la recherche d'une surexpression du biomarqueur HER2 est effectuée à la surface des cellules tumorales. Elle est complétée si nécessaire par la recherche d'une amplification du gène HER2. En cas de test positif, le patient pourra bénéficier d'un traitement ciblé.

Roche développe deux nouvelles thérapies ciblées qui devraient permettre de faire progresser encore la prise en charge des cancers du sein : un anticorps monoclonal couplé à une molécule de chimiothérapie et un inhibiteur de la dimérisation de récepteurs de la famille HER.

Dans le mélanome métastatique, Roche a développé conjointement :

  • un nouveau test permettant d'identifier les patients présentant un sous-type de cancer de la peau qui présente une mutation d'un gène appelé BRAF
  • une nouvelle thérapie ciblée pour traiter cette forme de cancer de la peau pour laquelle aucun nouveau médicament n'avait été développé depuis 35 ans.

Dans le cancer bronchique non à petites cellules, Roche a développé en collaboration avec OSI/Astellas Inc un test compagnon pour identifier les patients dont la tumeur présente une mutation du récepteur de l'EGF et qui sont susceptibles de tirer profit d'un traitement précoce par des inhibiteurs de l'EGFR.

De nombreuses voies restent à explorer

Les cancers résultent d'une croissance, d'une réplication et d'une survie anormales des cellules. Ces facteurs sont contrôlés par des voies de signalisation qui relaient l'information de l'extérieur à l'intérieur de la cellule via des récepteurs. Le récepteur Met est exprimé à la surface des cellules épithéliales et endothéliales ; il est activé par une protéine appelée facteur de croissance des hépatocytes (HGF). Un dérèglement des signaux transmis via la voie HGF/Met peut amener des cellules saines à devenir cancéreuses. 

Roche développe actuellement un test permettant d'identifier les patients présentant cette anomalie et un traitement expérimental ciblant Met en parallèle. La molécule est actuellement testée dans le cancer du poumon non à petites cellules.

Hépatite virale C

Dans l'hépatite C, Roche dispose des deux tests diagnostiques (mesure de la charge virale et génotype viral), utilisés pour déterminer la durée du traitement adapté spécifiquement au patient. Une approche similaire est appliquée dans le traitement des infections par le virus de l'hépatite B.

Infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH)

Le traitement personnalisé pour les patients infectés par le VIH est déjà une réalité depuis une dizaine d'années. La charge virale évaluée avant traitement, puis tous les trois mois est l'examen de référence pour juger de l'efficacité du traitement et ainsi ajuster le traitement si nécessaire.

Infection par les papillomavirus humains (HPV)

Roche Diagnostics a reçu en avril 2011 aux USA une autorisation de mise sur le marché pour son test cobas HPV qui permet d'identifier les femmes les plus exposées au risque de cancer du col de l'utérus. C'est actuellement le seul test de dépistage du cancer du col de l'utérus autorisé par la FDA qui permette un génotypage des variantes 16 et 18 du HPV simultanément à une détection d'autres souches de HPV à haut risque. Il permet l'identification individuelle des génotypes 16 et 18, les deux variantes les plus agressives du HPV, responsables de plus de 70 % des cas de cancer du col ainsi que la détection simultanée de 12 autres souches de HPV à haut risque.

Ostéoporose

Roche dispose d'un panel complet de tests permettant d'évaluer le métabolisme osseux. Parmi ces tests, l'un permet de quantifier les télopeptides C-terminaux du collagène (CTX) qui représente le biomarqueur de référence d'exploration de la résorption osseuse. Dans l'ostéoporose post-ménopausique, ce test s'avère ainsi très utile pour évaluer l'efficacité des traitements et améliorer l'observance.

Diabète

Depuis de nombreuses années, les tests de mesure de la glycémie sont largement utilisés par les patients diabétiques pour optimiser le suivi de leur traitement. En 2009, Roche a créé "Accu-Chek Combo" un système inédit de lecteur de glycémie permettant au patient de pouvoir télécommander une pompe injectant la dose adéquate d'insuline.

AmpliChip CYP450

A partir d'un simple prélèvement sanguin, la puce AmpliChip CYP450 permet d'analyser les polymorphismes des deux gènes 2C19 et 2D6 du cytochrome P450, qui jouent un rôle majeur dans le métabolisme de très nombreux médicaments, parmi lesquels le clopidogrel, les antalgiques opiacés, le tamoxifène, des antidépresseurs et neuroleptiques. Ce réactif a été le premier test de pharmacogénétique marqué CE-IVD commercialisé dans le monde permettant de prédire la réponse individuelle à des traitements.