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Les différents types de greffes

On distingue trois types de greffes en fonction de la provenance des organes, tissus ou cellules à transplanter.

L'autogreffe : donneur et receveur sont la même personne

L'autogreffe est généralement pratiquée sur des personnes souffrant de maladies sanguines (leucémies, lymphomes…) ou de certains types de cancers. Des cellules sanguines ou de la moelle osseuse leur sont prélevées avant traitement. Elles sont ensuite purifiées puis congelées. Enfin, elles leur sont réinjectées une fois la radiothérapie et/ou chimiothérapie terminée(s).

L’autogreffe de peau est également utilisée quand une personne présente une importante perte cutanée : c’est par exemple le cas des grands brûlés. La peau est alors prélevée sur différentes parties du corps comme le ventre ou les cuisses.

 
A savoir

A savoir

Sur les 13 687 personnes en liste d’attente d’une transplantation en 2008, seules 4 620 ont pu être greffées.
Près de 222 personnes sont décédées faute d'organe disponible(1).

 

L'allogreffe : entre deux individus différents de la même espèce

Ce type de greffe concerne :

  • les transplantations d'organes solides dans le cas de maladies chroniques et notamment en cas :
    • d'insuffisance rénale terminale (greffe de rein)
    • de diabète insulino-dépendant (greffe de pancréas)
    • d'insuffisance cardiaque réfractaire aux traitements médicamenteux (greffe de cœur)
    • de maladies pulmonaires graves (greffe de poumon ou poumon-cœur)
    • de pathologies hépatiques (greffe de foie)
  • les tissus, notamment pour restaurer une fonction essentielle (cornée, peau, os, tendons, valves cardiaques, vaisseaux sanguins).
  • les cellules souches, lorsque l'autogreffe n'est pas possible (cellules sanguines ou moelle osseuse).

La xénogreffe : entre deux individus d'espèces différentes

Egalement appelée hétérogreffe, il s'agit de la transplantation d'organes, de tissus ou de cellules d'animaux (singe ou porc) sur des êtres humains. A ce jour, plus d'une vingtaine de d'opérations de ce type ont été pratiquées. Malheureusement, elles se sont presque toutes soldées par un échec.

Ce type de greffe est aujourd'hui soumis aux progrès de la recherche. En outre, il soulève des interrogations concernant les manipulations génétiques et la transmission des virus de l'animal à l'homme qui pourraient en découler.

 

L'agence de la biomédecine

Créée en 2005, l'agence de la biomédecine a remplacé l'Etablissement français des Greffes, dans la continuité des missions de celui-ci.
Ainsi, l'agence a notamment pour objectifs de faciliter le processus d'accès aux greffes et de veiller à la démarche qualité au cours des étapes de la transplantation.

La liste nationale d'attente

Cette liste est gérée par l'agence de la biomédecine . L'inscription sur cette liste s'effectue par l'intermédiaire du centre de greffe dans lequel un malade est suivi. Elle permet ensuite l'attribution des greffons en fonction de critères géographiques (greffon proposé d'abord au niveau local, puis régional, puis national), cliniques (personnes dont la vie est menacée à court terme), mais aussi de l'âge du patient (les enfants de moins de 16 ans étant prioritaires).


1 : Agence de la Biomédecine. Activité de prélèvement et de greffe en 2008. Campagne nationale de sensibilisation au don d'organes. Dossier de presse mars 2009.