Les différents types de greffes
On distingue trois types de greffes en fonction de la provenance des organes, tissus ou cellules à transplanter.
L'autogreffe : donneur et receveur sont la même personne
L'autogreffe est généralement pratiquée sur des personnes souffrant de maladies sanguines (leucémies, lymphomes…) ou de certains types de cancers. Des cellules sanguines ou de la moelle osseuse leur sont prélevées avant traitement. Elles sont ensuite purifiées puis congelées. Enfin, elles leur sont réinjectées une fois la radiothérapie et/ou chimiothérapie terminée(s).
L’autogreffe de peau est également utilisée quand une personne présente une importante perte cutanée : c’est par exemple le cas des grands brûlés. La peau est alors prélevée sur différentes parties du corps comme le ventre ou les cuisses.
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L'allogreffe : entre deux individus différents de la même espèce
Ce type de greffe concerne :
- les transplantations d'organes solides dans le cas de maladies chroniques et notamment en cas :
- d'insuffisance rénale terminale (greffe de rein)
- de diabète insulino-dépendant (greffe de pancréas)
- d'insuffisance cardiaque réfractaire aux traitements médicamenteux (greffe de cœur)
- de maladies pulmonaires graves (greffe de poumon ou poumon-cœur)
- de pathologies hépatiques (greffe de foie)
- les tissus, notamment pour restaurer une fonction essentielle (cornée, peau, os, tendons, valves cardiaques, vaisseaux sanguins).
- les cellules souches, lorsque l'autogreffe n'est pas possible (cellules sanguines ou moelle osseuse).
La xénogreffe : entre deux individus d'espèces différentes
Egalement appelée hétérogreffe, il s'agit de la transplantation d'organes, de tissus ou de cellules d'animaux (singe ou porc) sur des êtres humains. A ce jour, plus d'une vingtaine de d'opérations de ce type ont été pratiquées. Malheureusement, elles se sont presque toutes soldées par un échec.
Ce type de greffe est aujourd'hui soumis aux progrès de la recherche. En outre, il soulève des interrogations concernant les manipulations génétiques et la transmission des virus de l'animal à l'homme qui pourraient en découler.
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