Doser au plus près la vitamine D2/D3

Disponible le 23 mai, la nouvelle trousse Elecsys Vitamin D total permettra le dosage de la vitamine D (D2 et D3) sur ligne sérum avec une excellente précision, notamment pour les basses concentrations. Une avancée très attendue, qui renforce la position de Roche en tant qu'acteur majeur du bilan phosphocalcique.
Objectif atteint. Il aura fallu un an d'une mobilisation exceptionnelle de la R&D et des équipes opérationnelles Roche pour finaliser le développement d’Elecsys Vitamin D total, la nouvelle trousse pour le dosage de la vitamine D (D2 et D3). Disponible dès le 23 mai 2011 sur l'ensemble des lignes analytiques Cobas cobas et Modular, la
dernière-née du menu Roche s'accompagne d'avancées significatives dans le cadre d'une utilisation en routine. La première d'entre elles est sans doute la très bonne précision du dosage, notamment dans les taux faibles. "La limite de quantification se situe autour de 4 ng/ml, souligne Jeanie Hsieh, International Business Leader. Les résultats obtenus pour des taux de 5 à 20 ng/ml ont montré d'excellentes corrélations avec les valeurs données par la méthode LC-MS-MS(1)" – laquelle s'affirme depuis plusieurs années comme la méthode de référence pour la vitamine D. De quoi cibler au mieux la supplémentation des patients souffrant de carences sévères, à l'origine de pathologies osseuses telles que le rachitisme, l'ostéomalacie et l'ostéoporose.
Autre bonne nouvelle, pour les techniciens de plateau cette fois : Elecsys Vitamin D total se distingue par sa simplicité d'emploi au quotidien. La calibration est grandement facilitée par rapport aux solutions existantes : l'opération ne doit être reconduite qu'une fois par mois et, comme toujours chez Roche, elle ne nécessite que deux points de mesure – contre six chez certains concurrents.
Ces performances ont été validées au cours d'une évaluation multicentrique d'une ampleur sans précédent pour ce type de trousse : début 2011, pas moins de 50 sites dans le monde entier ont été mobilisés, plusieurs semaines durant, pour tester en conditions opérationnelles la qualité des dosages fournis par Elecsys Vitamin D total et son intégration au fonctionnement de routine des lignes analytiques. À l'heure où nous imprimons, certains résultats sont encore confidentiels mais nous pouvons déjà en livrer la teneur générale : "Très satisfaisante !", sourit Jeanie Hsieh. Un enthousiasme partagé par le Pr Borgard, du CHU de Créteil, dans l'encadré ci-contre.
Vous l'avez compris : avec l'introduction de cette nouvelle trousse, Roche fait mieux que compléter sa gamme. "Nous proposons désormais le menu le plus complet et le plus performant du marché pour le bilan phosphocalcique et le métabolisme osseux", se félicite Jeanie Hsieh.
Principe de compétition
Le dosage mis en oeuvre repose sur un principe de compétition entre la 25-OH-D marquée à la biotine et celle présente dans le prélèvement, pour se fixer à une protéine porteuse de la vitamine D (VDBP) recombinante."Le prétraitement permet d'assurer au préalable la dénaturation de la VDBP et la libération de la 25-OH présente dans l’échantillon", précise Jeanie Hsieh. À la différence de la précédente trousse Elecsys, qui réalisait au moyen d'un anticorps le dosage de la seule D3, Elecsys Vitamin D total mesure donc la concentration totale en 25-OH-D3 et 25-OH-D2, ce qui élimine tout risque de déclarer insuffisant – à tort – un patient recevant des compléments sous la forme D2. Cette dernière, qui n'est pas présente naturellement dans l'organisme, est encore contenue par certains traitements – "en Europe, le cas concerne principalement le Danemark et la France", précise Jeanie Hsieh.
Rappelons que la vitamine D, apportée par l'exposition au soleil et l'alimentation (poissons gras, huile de foie de poissons, jaune d'oeuf), est fréquemment dosée à des concentrations insuffisantes : 80 % de la population française est carencée. Des supplémentations systématiques apparaissent nécessaires, au moins lors des périodes de faible ensoleillement, pour atteindre le seuil recommandé de 30 ng/ml. Pour les adapter au plus près des besoins du patient, il est donc primordial de disposer d'un dosage très précis, en particulier au-dessous de cette valeur seuil.
Par ailleurs, il est désormais reconnu(2) que le statut vitaminique D doit être évalué par la mesure de la 25-OH-D, et non par celle de la 1,25(OH)2D qui en est le métabolite actif. La 25-OH-D présente notamment une activité directe sur l'absorption intestinale du calcium, environ 500 fois plus faible que 1,25(OH)2D mais à des concentrations 1 000 fois plus élevées. En cas de déficit modéré de vitamine D, la diminution de l'absorption intestinale du calcium est compensée par une hyperparathyroïdie qui se traduit par une hausse de la concentration sérique de la 1,25(OH)2D : le dosage de cette dernière n'est alors plus approprié.
(1) Chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem
(2) Pr. Jean-Claude Souberbielle, "Intérêt du dosage de la 25-OH-D2/D3", Biologiste Infos n°13