Les indications des marqueurs osseux
En actualisant ses recommandations sur le traitement médicamenteux de l’ostéoporose post-ménopausique, l’Afssaps, en 2006, précisait que les marqueurs osseux d’une part « ont un intérêt dans le suivi des traitements anti-résorptifs car leur diminution à 3 ou 6 mois permet de vérifier l’effet osseux du traitement » et d’autre part que “la mise en évidence de la diminution du marqueur peut améliorer la persistance du traitement.”
Il est en effet avéré que l’observance aux traitements est d’autant moins bonne que leurs résultats ne sont pas objectivables à court terme par les patients. En l’occurrence, les traitements antiostéoporotiques doivent être suivis au long cours pour envisager une réduction significative du risque de fracture, mais environ 50 % des patientes arrêtent le traitement durant la première année. La densitométrie osseuse se modifie de façon peu significative et guère avant un an sous traitement, des variations significatives de marqueurs osseux traduisant une efficacité encore infra-clinique mais réelle, à des taux actuellement bien définis par les experts, sont donc un bon moyen pour le clinicien de convaincre ses patientes du bien-fondé de poursuivre leur traitement.
En revanche, ces marqueurs ne doivent pas être utilisés en diagnostic de l’ostéoporose dont l’examen de référence reste la densitométrie osseuse.
Toutefois, certains auteurs leur reconnaissent une indication en tant que facteur prédictif du risque fracturaire, donc une aide à la décision thérapeutique, en particulier lorsque la DMO et les facteurs de risque cliniques ne sont pas suffisants