La Fondation du Souffle et Roche lancent une campagne contre le tabagisme des jeunes

La Fondation du Souffle et Roche lancent une campagne contre le tabagisme des jeunes

  

  

En amont de la Journée Mondiale Sans Tabac du 31 mai, la Fondation du Souffle et Roche Pharma France dévoilent leur nouvelle campagne de sensibilisation à destination des 18-25 ans. Baptisée
« SMOKLM », cette campagne s’articule autour d’un dispositif original ; une box qui illustre les effets néfastes à court terme de la cigarette : teint gris, mauvaise haleine, ongles jaunis...




«SMOKLM», pour montrer que fumer n’a rien de «hype»

Dans le prolongement de leur campagne 2017 #JeMimposeQuand, qui incitait les jeunes à ne pas commencer ou à arrêter rapidement le tabac, Roche et la Fondation du Souffle sont à nouveau partenaires pour le lancement d’un dispositif innovant.

Cette campagne s’appuie sur l’« unboxing », une tendance très en vogue sur les réseaux sociaux : des vidéos montrant des personnes qui ouvrent une box et qui présentent son contenu à leur communauté. Ce type de vidéos est fréquent dans les univers de la téléphonie, des jeux vidéos, de la beauté ou encore l’agroalimentaire.

La Fondation du Souffle et Roche détournent ainsi les codes de cette pratique digitale pour faire passer un message de prévention d’une manière différente, en évitant tout discours moralisateur.

Pour interpeller les 18-25 ans, les partenaires mettent l’accent sur les effets immédiats et non sur les conséquences à plus long terme sur la santé (cancer, maladies cardiovasculaires).

La box «SMOKLM» permet ainsi de rendre concrets les aspects désagréables à court terme du tabagisme et ainsi de faire découvrir d’une manière inattendue ses effets : odeur du tabac froid, dents et ongles jaunis… Les réactions de surprise de jeunes ouvrant leur box SMOKLM ont été filmées, donnant lieu à une vidéo relayée dans les médias (en attente) et viralisée sur les réseaux sociaux.

«SMOKLM», pour montrer que fumer n’a rien de «hype»

Ce coffret contient :

• une crème pour avoir le teint gris
• un t-shirt senteur tabac froid
• une teinture jaune pour les dents
• un vernis jaune pour les ongles

 

Les 18-25 ans encore trop séduits par le tabagisme

Les derniers chiffres disponibles montrent que le tabac aurait de moins en moins la côte en France. Selon la Seita (Société d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes), les livraisons chez les débitants de tabac sont en chute libre, avec une baisse de 19% au mois de mars 2018, qui s’explique par divers facteurs : la hausse continue des prix du paquet de cigarettes tout comme les campagnes de sensibilisation et de prévention…

Le niveau de tabagisme des adolescents est aujourd’hui le plus bas jamais enregistré depuis 20 ans, selon la dernière enquête de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies : en 2017, six adolescents sur dix déclaraient avoir déjà essayé le tabac, soit une baisse de 18 points par rapport à l’an 2000. Malheureusement, ce chiffre reste conséquent puisque plus de la moitié des ados s’essaient à la cigarette.

Or, l’adolescence est une période particulièrement à risque pour la dépendance au tabac : plus la cigarette est fumée jeune, plus la probabilité de devenir un fumeur régulier est importante. Dans ce contexte, il est important de poursuivre les efforts de prévention et de sensibilisation pour lutter contre le fléau du tabagisme chez les jeunes.

Les 18-25 ans encore trop séduits par le tabagisme

Des spécialistes des cancers du poumon ambassadeurs de la campagne SMOKLM
 

“ Les adolescents commencent généralement à fumer assez jeunes, entraînés par leurs parents (s’ils sont fumeurs), leurs copains, les films, l’envie de braver ce qui est interdit... Ils sont avant tout curieux de découvrir et ne connaissent pas vraiment les dangers du tabac. Pendant longtemps, les campagnes de sensibilisation se sont concentrées sur le cancer et les maladies respiratoires liées au tabagisme ; mais les jeunes ne se sentent pas concernés, car cela leur semble lointain et le tabagisme n’a pas d’impact immédiat sur leur santé. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de campagne comme SMOKLM qui explique les méfaits immédiats du tabac sur les dents, la peau, le souffle… et qui utilise leur langage afin de les inciter à réfléchir sur l’arrêt du tabac. C’est pourquoi je soutiens cette campagne. ”

Dr Edith TORABI,
pneumologue à Mantes-la-Jolie

“ La box SMOKLM contient tout l’attirail du « parfait futur fumeur » : les dents jaunes, le t-shirt qui ne sent pas bon, la peau grise et le vernis à ongle un peu jaunâtre : car c’est aussi ça fumer. Je soutiens cette campagne pour une raison extrêmement simple : je pense qu’il faut arrêter de traiter le cancer du poumon, et qu’il faut le prévenir. La meilleure prévention est de ne pas commencer à fumer. Les enfants qui commencent à fumer à 14 ans ont 60% de chance de devenir des fumeurs adultes  et 30%  s’ils ont commencé à  18 ans. L’année dernière, nous nous étions plutôt adressés aux adolescents de 14 ans avec la campagne #JeMimposeQuand. Cette année, on s’oriente plus vers les 18-25 ans, avec leur manière de s’exprimer, pour qu’ils arrêtent de fumer ou ne commencent pas. ”

Pr. Jacques CADRANEL,
chef du service de pneumologie à l’hôpital Tenon à Paris

    

“ Le travail de prévention autour du tabac ne doit pas être fait qu’à 40-50 ans, il doit être initié dès l’âge de 14-15 ans, l’âge où l’on commence à fumer. C’est à ce moment-là que l’on a le plus de chances d’éviter que les jeunes fument leur première cigarette ou de leur faire arrêter facilement cette dépendance qui n’est pas encore installée. On pense toujours que les méfaits du tabac c’est pour les « vieux », mais cela concerne aussi les jeunes : troubles de la peau, les odeurs, les liens sociaux artificiels que cela crée… Ce sont autant de problèmes qui ne sont malheureusement pas forcément pris en compte, et c’est pour ça que je suis très fier d’avoir participé à cette campagne.  ”

Pr. Christos CHOUAID,
pneumologue, spécialiste en oncologie thoracique et diplômé en Santé publique, secrétaire général de la Fondation du Souffle et président du Comité Nationale de lutte contre les Maladies Respiratoires