Retour sur la participation de Roche aux 7e Rencontres Internationales de Recherche (RIR), le 3 Novembre à Paris

7e Rencontres Internationales de Recherche (RIR)

  

Une concentration de chercheurs académiques et industriels de haut niveau se sont réunis autour de problématiques communes concernant les neurosciences, la neurologie et la psychiatrie. Quelles sont les nouvelles pistes à explorer dans ces domaines ?

Rencontres de haut niveau avec les chercheurs d’excellence en neurosciences

La Journée s’est articulée en deux temps. La matinée était dédiée à la présentation des travaux de chercheurs académiques sélectionnés pour leur excellence, et l’après-midi était réservé à des rencontres « B to B » entre chercheurs industriels et académiques. 

L’Institut Roche a eu une participation très active lors de cette dernière édition avec la présence des deux équipes pRED et gRED. En particulier, Morgan Sheng (Vice-Président neurosciences et biologie moléculaire chez gRED) et Robby Weimer (Directeur de l’imagerie biomédicale chez gRED), nous ont fait le privilège de leur venue. Ils ont assisté à cette journée avec les membres de l’Institut Roche et de la filiale. Ces rencontres ont été l’occasion d’avoir une meilleure compréhension de la recherche française en neurosciences et de son niveau d’excellence.

Morgan Sheng nous confie :

“ Ces rencontres ont été l’occasion pour Robby et moi de mieux connaitre les acteurs clés de la recherche académique française dans notre domaine et d’échanger avec eux. Cela a été aussi une excellente opportunité pour nous rapprocher de nos collègues de l’Institut Roche et de la filiale française de Roche. Les RIR ont permis de bien démontrer la réelle attractivité scientifique de la France. Nous suivrons avec le plus grand intérêt les fruits de ces Rencontres avec nos interlocuteurs français. Nous avons tous la volonté d’avoir davantage de contacts comme cela en France ou aux USA ”



« La participation régulière aux RIR des scientifiques de nos équipes de R&D est une vraie chance. Morgan Sheng a également rencontré les équipes de l’Institut Roche et du médical de la filiale.»

Ludovic Leriche
Responsable des alliances scientifiques neurosciences gRED à l’Institut Roche


“ Nous avons, par ailleurs, eu le privilège d’assister à une présentation de haut niveau scientifique et médical sur les efforts de notre R&D en neurosciences. En ce qui concerne les RIR, les rencontres et les échanges de l’après-midi ont été très enrichissants. Avec certains scientifiques, les collaborations futures semblent possibles car des synergies évidentes sont clairement ressorties au cours de nos échanges. Nous devons capitaliser dessus et continuer à valoriser les sciences de chacun. ”

conclu Ludovic Leriche, Responsable des alliances scientifiques neurosciences gRED à l’Institut Roche.

En savoir plus : retrouvez le programme de la journée

De nouvelles pistes à explorer qui donnent de belles perspectives pour le futur

En plus des sessions plénières de la matinée, les collaborateurs de l’Institut Roche, et nos collègues de gRED, ont pu profiter de riches entretiens avec les chercheurs académiques de renommée internationale dans leurs domaines, et notamment :

- Le Pr Catherine Lubetzki, neurologue, experte de la Sclérose En Plaque (SEP). Elle a partagé avec nous ses travaux précliniques, cliniques et translationnels sur la neuroprotection et la remyélinisation. Ils constituent les futures approches prometteuses de traitement des différentes formes de la SEP, surtout les plus agressives et avancées, et visent même la récupération après le déficit. 

- Le Dr Christian Barillot, spécialiste de l’imagerie multimodale et, par exemple, du traitement automatique des lésions par IRM dans la SEP et autres maladies neurodégénératives, nous a présenté ses initiatives (réseau MUSIC) qui visent à collecter les données de larges cohortes, en mettant le patient au cœur de son traitement : de la médecine personnalisée en neurologie et des bases de données qui vivent et s’enrichissent.

- Le Dr Ronald Melki, biophysicien et biochimiste de renom a exposé des résultats fondamentaux et précurseurs dans la maladie de Parkinson (PD) et l’Atrophie Multi-Systèmes (AMS). Ses résultats suggèrent que des changements, même minimes, de conformation dans l’espace d’une même protéine (l’alpha-synucléine), pourrait entrainer des agrégations anormales, et qui seraient à l’origine de ces différentes pathologies. Si cela se confirme, cela ouvrirait la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques.

- Le Dr Wassilios Meissmer, mène aussi des travaux sur la maladie de Parkinson et l’AMS avec des hypothèses physiopathologiques proches de celles du Dr Ronald Melki. L’analyse de fluides corporels des patients vise à identifier des biomarqueurs précoces pour le diagnostic et le pronostic des maladies. 

- Le Dr Philippe Hantraye, directeur de MIRcen (Centre de Recherche en Imagerie Moléculaire du CEA) a présenté les atouts technologiques du centre pour la recherche translationnelle sur les modèles de maladies neurodégénératives : IRM à hauts champs, la Tomographie par Emission de Positon (spécialité du centre pour l’exploration des marqueurs moléculaires), la Spectrométrie par Résonnance Magnétique qui permet des analyses poussées du métabolisme cérébral et mitochondrial, l’analyse du comportement animal et la transgénèse dirigée. 

- Le Dr Mickaël Tanter, physicien et directeur adjoint de l’Institut Langevin nous a démontré l’apport de l’imagerie ultrasonore à très haute résolution spatiale et temporelle. Ceci permet, in fine, d’accéder à l’imagerie anatomique et fonctionnelle la plus performante qui existe dans les neurosciences, avec aussi avec des applications en ophtalmologie.



« La recherche française, particulièrement en neurosciences, a toujours été de très haut niveau. »

Robby Weimer
Directeur de l’imagerie biomédicale chez gRED


“ C’est déjà ce qui m’avait séduit à l’époque quand j’avais effectué une partie de mes études en France à l’Ecole Normale Supérieure. J’ai retrouvé des chercheurs passionnés et passionnants et avec de réelles avancées technologiques et de rupture, notamment en imagerie. Je suis reparti avec plus que ce que j’étais venu chercher ”

explique Robby Weimer.

Ludovic Leriche (Institut Roche), Morgan Sheng (gRED) et Ariel Savina (Institut Roche), pendant la visite de Morgan Sheng à la filiale Française

Ludovic Leriche (Institut Roche), Morgan Sheng (gRED) et Ariel Savina (Institut Roche), pendant la visite de Morgan Sheng à la filiale Française

    

Les Rencontres Internationales de Recherche (RIR), un moment d’échange privilégié entre chercheurs académiques français et industriels internationaux

Mise en place à Paris en 2009, par le LIR (Association des Laboratoires Internationaux de Recherche), sous l’égide de la présidence de la République, la première Rencontre Internationale de Recherche portait sur les neurosciences. Elle avait pour but de mettre en avant l’excellence et le haut niveau des équipes françaises de la recherche académique et de soutenir la compétitivité de la France sur la scène internationale.

Les RIR sont aujourd’hui organisées conjointement par l’ARIIS (l’Alliance pour la Recherche et l’Innovation des Industries de Santé) et l’AVIESAN (l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé). Conçues comme un véritable laboratoire d’idées et d’innovations, les RIR regroupent des chercheurs académiques d’excellence et des décideurs R&D internationaux autour de problématiques communes sur un domaine de recherche défini. 

Elles permettent aux acteurs de la recherche du public et du privé d’échanger, d’augmenter leur confiance mutuelle et donc leurs chances de mettre en place des partenariats innovants.

Source de partenariats « public-privés », les RIR sont probablement le seul rendez-vous qui a généré, sur les 5 dernières années, plus de 500 « face-face » entre chercheurs académiques et industriels concernant les domaines de la cancérologie, des maladies cardio-vasculaires et métaboliques, de l’infectiologies, de l’immunologie, de l’inflammation et des neurosciences.