Le Fonds Roche pour la recherche

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Le Fonds Roche vise à soutenir les projets de recherche les plus ambitieux de médecine personnalisée dans les domaines de la cancérologie, de l'immunologie et des neurosciences.

Soutenir la recherche en médecine personnalisée

Le Fonds Roche pour la recherche en médecine personnalisée est destiné à soutenir le développement de nouvelles connaissances via le financement de projets novateurs d’excellence à l’Université de Strasbourg, à l’Institut Hospitalo-Universitaire de Strasbourg (Institut de Chirurgie Guidée par l’Image), aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et à l’Institut Régional du Cancer de Strasbourg. La finalité de ces projets est d’optimiser le développement de nouveaux tests diagnostiques et traitements plus efficaces, afin d’améliorer l’offre de soin, pour les patients et la société. 

"Nous sommes particulièrement fiers, pour ce premier appel à projets du Fonds Roche, de financer de tels projets collaboratifs et transdisciplinaires, résolument orientés en médecine personnalisées pour les patients et, qui plus est, portés par des scientifiques de renommée internationale", se réjouissent le Dr Stéphanie Loison, coordinatrice scientifique et le Dr Ludovic Leriche, secrétaire général du Fonds Roche. 
 

Les projets sélectionnés par le Fonds Roche :

1. Projet sur la déficience intellectuelle et les troubles du spectre autistique

  


« C’est la recherche translationnelle, entre le fondamental et la recherche clinique » explique le Pr Mandel, Directeur de recherche de l’IGBMC Strasbourg.

En savoir plus sur le projet

La déficience intellectuelle et les troubles du spectre autistique sont assez répandus et touchent environ 2% de la population. Grâce aux progrès des nouvelles technologies de séquençage haut-débit, il apparaît que ces troubles sont, pour une partie des cas, d’origine génétique. Par ailleurs, ils présentent de nombreuses comorbidités comme par exemple de l’épilepsie ou d’autres troubles du comportement.

Il existe à ce jour plus de 600 causes génétiques différentes de déficience intellectuelle ou troubles du spectre autistique. De ce fait, chacune de ces causes est en réalité, une maladie rare bien particulière.

Devant la difficulté à collecter des informations médicales et d’avoir un suivi longitudinal des patients (également appelée histoire naturelle), le projet GenIDA permet aux familles concernées autour du monde, de contribuer activement à la caractérisation de ces pathologies. C’est ce que l’on appelle la médecine participative.

En collectant, à l’échelle internationale, des données de patients souffrants de déficience intellectuelle ou de troubles du spectre autistique et en fondant un réseau international, le projet GenIDA permet de mieux caractériser ces maladies et leurs évolutions. L’objectif sera à terme de pouvoir améliorer la prise en charge des patients en fonction de la cause génétique de leur trouble, de pouvoir identifier rapidement les traitements potentiellement bénéfiques ou contre-indiqués, ainsi que d’être une plateforme permettant l’initiation de nouvelles études cliniques. 

En savoir plus sur Jean-Louis Mandel

Jean-Louis Mandel est un médecin et généticien français, et dirige une équipe de recherche à l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC). Il est co-responsable du Laboratoire de Diagnostic Génétique aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg ainsi que Professeur au Collège de France. Il est renommé pour ses études des mécanismes génétiques impliqués dans les maladies rares, notamment les déficiences intellectuelles.

2. Projet pour mieux prévenir et guerir le cancer du foie

• Prévenir et guerir le cancer du foie
• Prévenir et guerir le cancer du foie

   


« Notre philosophie est de développer des approches personnalisées pour les patients et aussi d’utiliser des technologies innovantes en médecine translationnelle pour améliorer la vie des patients. » précise le Pr Baumert, Directeur de l'Unité Inserm U1110 et de l'Institut de Recherche des Maladies Virales et Hépatiques, Université de Strasbourg.

En savoir plus sur le projet

Le cancer du foie est la 2ème cause de décès dû à un cancer dans le monde.

Dans la majorité des cas, le cancer du foie se développe sur un foie souffrant déjà d’une atteinte hépatique au stade de cirrhose, due à l’abus d’alcool, à des hépatites virales, ou à une stéatose hépatique non alcoolique (un excès de graisse dans le foie). L’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité à travers le monde, fait de ce cancer une pathologie de plus en plus préoccupante pour les années à venir.

Il n’existe pas à l’heure actuelle de solution thérapeutique pour le prévenir, ni pour identifier le facteur prédictif du passage du stade de cirrhose à celui de carcinome hépatocellulaire.

C’est dans la perspective d’apporter une réponse à ce besoin médical non couvert, que les équipes du Pr Baumert de l’Inserm U1110, UNISTRA de Strasbourg, de Laurent Brino de l’IGBMC de Strasbourg et du Pr Yujin Hoshida de l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai travaillent en étroite collaboration : trouver une combinaison de biomarqueurs des cellules hépatiques atteintes de cirrhose pour prédire la transition vers un cancer et le prévenir avec des médicaments innovants, en prophylaxie, agissant sur des voies bien spécifiques, identifiées et propres aux individus.


L'équipe du Pr Baumert : M. Laurent Brimo, Pr. Thomas Baumert et Mme Olga Koutsopoulos


Pr Yujin Hoshida

En savoir plus sur Thomas Baumert

Le Professeur Thomas Baumert est un expert de premier plan dans le domaine des interactions entre les virus et leur cellule cible, ainsi que des maladies du foie. Virologiste et hépatologiste de renommée internationale, il a été pionnier dans la recherche sur les voies de communication cellulaires dans ces domaines.

3. Projet pour développer des solutions personnalisées contre le gliome de l’enfant

• Développer des solutions thérapeutiques personnalisées contre le gliome de l’enfant
• Développer des solutions thérapeutiques personnalisées contre le gliome de l’enfant
• Développer des solutions thérapeutiques personnalisées contre le gliome de l’enfant

  


« Le Fonds Roche répondait à un besoin d’aller du patient vers une recherche ou un développement de model adapté à ces même patients… », témoigne le Pr. Entz-Werle, PUPH du CHU Haute-pierre de Strasbourg.

En savoir plus sur le projet

Les tumeurs du cerveau sont la première cause de cancer solide chez l’enfant et le gliome compte pour la majorité d’entre elles, avec 80% de gliomes de bas grade et 20% de gliomes de haut grade. 

Les gliomes de bas grade se soignent relativement bien par neurochirurgie avec un taux de rechute assez faible et de pronostic assez favorable. Cependant les gliomes de haut grade représentent un défi thérapeutique car ils ont actuellement un mauvais pronostic et les rechutes très fréquentes.

Ce projet a pour objectif d’établir le profil moléculaire de chaque gliome traité en dérivant, après exérèse neurochirurgicale, des lignées des cellules tumorales et en les cultivant pour pouvoir en étudier les caractéristiques.

Là encore d’un patient à l’autre, chaque tumeur est différente et seule la caractérisation moléculaire de chacune d’entre elles permettra d’apporter les solutions thérapeutiques personnalisées qui ne sont pas existantes aujourd’hui.

En savoir plus sur Natacha Entz-Werle

Le Professeur Entz-Werle, oncologue pédiatre depuis 2003 dans le service de Pédiatrie Onco-Hématologie de Strasbourg comme MCU-PH (maitre de conférence), est ensuite devenue professeur de pédiatrie en 2009. Elle a développé en parallèle une thématique de recherche dans l'EA3430 sur les gliomes de haut grade de l'enfant et l'hypoxie intra-tumorale (débutée en 2001 dans cette unité). « Le développement de ces modèles est un outil qui permettra de valider notre ciblage de l'hypoxie et de la modulation épigénétique dans ces tumeurs. »