Soleil : Les enfants mieux protégés que leurs parents !
Les données de l'enquête EDIFICE MELANOME, présentées au congrès Eurocancer, montrent qu'une grande majorité de la population déclare s'exposer au soleil mais avec des pratiques d'exposition et de protection très hétérogènes.
Exposition au soleil de la population française adulte1 :
113 jours en moyenne par an
- 78 % des personnes interrogées déclarent passer du temps au soleil, principalement lors de vacances ou dans le cadre de leurs activités sportives ou de loisirs. La durée moyenne annuelle d'exposition étant de 113 jours.
- La période d'exposition à éviter (12h00 – 16h00) est bien connue : 77 % des personnes interrogées évitent de s'exposer aux heures les plus chaudes.
- Les hommes, les personnes de moins de 40 ans, les célibataires, les personnes sans enfant et les catégories socioprofessionnelles favorisées (CSP+) s'exposent significativement plus au soleil que la moyenne de la population.
- La pratique d'une activité sportive régulière induit un risque d'exposition au soleil plus fréquent. La consommation de tabac et d'alcool sont également associés à une exposition au soleil significativement plus importante. Les personnes déclarant avoir utilisé des cabines à bronzer avant 30 ans s'exposent plus au soleil (89% vs 78%).
Des habitudes de protection face au soleil pas encore généralisées2
- 38 % de la population française déclarent ne se protéger qu'occasionnellement, rarement ou jamais avec des vêtements ou de la crème solaire.
- 43 % des personnes déclarent utiliser systématiquement ou souvent de la crème solaire pour eux-mêmes. Parmi ces personnes, seulement 28 % des personnes renouvellent l'application toutes les 2 heures et 42% ne la renouvelle pas ! Près de 1/3 des personnes utilisent une protection très forte, 1/3 une protection forte et 1/3 une protection moyenne.
- Les femmes, les catégories socio-professionnelles favorisées CSP+ et les personnes avec un niveau d'études plus élevé se protègent mieux (systématiquement ou souvent) avec des vêtements ou de la crème solaire comparé à la moyenne de la population.
- Dans 3/4 des situations, ce sont les vêtements qui sont utilisés comme protection contre le soleil. Le port de lunettes de soleil ou de chapeau est moins fréquent, ainsi 66 % des personnes portent systématiquement ou souvent des lunettes alors qu'ils ne sont que 40 % à porter un chapeau ou une casquette.
Les parents protègent mieux du soleil leurs enfants qu'eux-mêmes2
Les parents adoptent des mesures de protection solaire qualitativement et quantitativement plus efficaces pour leurs enfants que pour eux-mêmes. Le port de vêtements ou de chapeau et l'utilisation de crème solaire sont aujourd'hui généralisés :
- 87% protègent leurs enfants par des vêtements, 92% par un chapeau ou une casquette mais paradoxalement seulement 51% avec des lunettes de soleil.
- 84 % des parents utilisent de la crème solaire pour leurs enfants privilégiant à 78 % des crèmes avec un indice de protection fort ou très fort.
- L'application de crème est bien renouvelée pour les enfants : plus de 3/4 des parents renouvellent l'application solaire de leurs enfants et 2/3 des parents renouvellent la crème toutes les 1 ou 2 heures.
Le programme EDIFICE-Roche, mieux comprendre les motivations et les freins au dépistage du cancer colorectal, du cancer du sein, de la prostate et maintenant du mélanome
Les enquêtes réalisées dans le cadre de l'observatoire EDIFICE-Roche sont réalisées tous les trois ans (2005 / 2008 / 2011) avec une méthodologie quasi-identique, permettant d'examiner l'évolution de la proportion de la population cible ayant recours aux dépistages et l'acceptabilité à leur égard (motivations et réticences).
L'enquête EDIFICE-MELANOME a été réalisée par téléphone par KantarHealth du 28 septembre au 20 octobre 2011 sur un échantillon principal national représentatif de 1 502 individus français âgés de 18 ans et plus.
L'enquête EDIFICE-MELANOME a pour objectif d'identifier les leviers et les freins vis-à-vis du dépistage du mélanome. Les travaux de l'observatoire sont complémentaires de ceux de l'InVS (Institut de veille sanitaire) et de l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé). Sa méthodologie de travail est supervisée par un comité scientifique indépendant : Pr François Eisinger, Dr Florent Grange, Pr Céleste Lebbé, Pr Jean-François Morère, Pr Laurent Mortier, Pr Caroline Robert, Pr Philippe Saiag, Dr Bruno Sassolas, Dr Jérôme Viguier.
Depuis sa première édition en 2005, les données du programme EDIFICE-Roche fait l'objet de plus de 25 communications dans les congrès internationaux de cancérologie (ASCO, ESMO, AACR, SABCS, WCGC). Elles font également l'objet de 16 publications dans des revues scientifiques à comité de lecture (BMC Cancer, Int. J. Med. Sci., Cancer Causes Control, Bulletin du Cancer, The Breast Journal, European Journal of Cancer Prevention).
L'engagement de Roche en oncologie : ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques et agir pour favoriser le diagnostic précoce
Grâce à une recherche scientifique d'excellence, Roche a ouvert la voie de la médecine personnalisée en mettant à la disposition du corps médical et des patients des traitements innovants, premiers de nouvelles classes thérapeutiques et apportant un bénéfice significatif en termes de survie. Le développement conjoint de nouvelles molécules et de leur test compagnon permet aujourd'hui à Roche de proposer le traitement le plus adapté aux patients et de faire de la médecine personnalisée une réalité.
Si la découverte de nouveaux traitements est une nécessité pour augmenter les chances de guérison, le diagnostic, à des stades précoces, reste un élément primordial du pronostic. Dans cet objectif, Roche apporte sa contribution avec le programme EDIFICE pour favoriser le diagnostic précoce des cancers.
A propos du mélanome
En France pour l'année 2011, on estime à 9 780 le nombre de nouveaux cas de mélanome, un quart des ces mélanomes se trouvant à un stade avancé de la maladie3. Plus fréquent chez la femme que chez l'homme, ce cancer est dans notre pays en constante augmentation (entre 1995 et 2005 : augmentation de l'incidence de 21% chez l'homme et de 13% chez la femme4).
Références
- SASSOLAS B. et al. "Sun exposure profile in the French population: results of the EDIFICE melanoma survey". ASCO 2012 abstract 1566.
- MORTIER L. et al. "Comparison of sun protection modalities in parents and children". ASCO 2012 abstract 8601.
- INCA 2011, Fiche repère : état des connaissances en date du 07 novembre 2011.
- INCa 2010. La situation du cancer en France en 2010. Novembre 2010. Pages 30, 31, 32, 33.iSASSOLAS B. et al. "Sun exposure profile in the French population: results of the EDIFICE melanoma survey". ASCO 2012 abstract 1566.
